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Israël-Hamas : Des influenceurs pour mener l’autre « guerre sur les réseaux sociaux »

"J'ai tout arrêté pour montrer la vérité au monde, parce que c'est fou que les gens nient tout", explique Maya Keyy

Les destructions causées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, au kibboutz Kissufim, le 1er novembre 2023. (Crédit : Erik Marmour/Flash90)
Les destructions causées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, au kibboutz Kissufim, le 1er novembre 2023. (Crédit : Erik Marmour/Flash90)

En legging, gilet pare-balles et casque, l’influenceuse Maya Keyy s’est rendue dans l’un des kibboutzim israéliens attaqués par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, filmant des scènes macabres pour ses abonnés, plus habitués à ses publications sur la mode et la nourriture.

« Vous avez une guerre sur les réseaux sociaux : c’est une guerre différente », a-t-elle déclaré à l’AFP au kibboutz de Kissufim où, selon l’armée israélienne, 15 personnes ont été tuées par des terroristes du Hamas le 7 octobre après s’être infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.

« Si vous ne montrez pas au monde les images crues sur tout, ils ne vous croiront pas », dit la jeune femme de 21 ans. « J’influence dans le domaine de la mode, et maintenant j’utilise mon influence en tant que Juive. »

Maya Keyy, qui compte un demi-million d’abonnés sur Instagram et 300 000 sur TikTok, faisait partie d’un petit groupe d’influenceurs invités par le gouvernement israélien dans le kibboutz où les conséquences de l’attaque sont toujours là : traces de sang, impacts de balles et maisons carbonisées.

Un soldat israélien patrouillant à côté d’une maison ravagée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kissufim, dans le sud d’Israël, le 21 octobre 2023. (Crédit : Francisco Seco/AP)

Les attaques sans précédent du Hamas qui ont traumatisé le pays ont tué plus de 1 400 personnes – la plupart des civils. L’armée israélienne a riposté par des bombardements incessants et une opération terrestre dans la bande de Gaza.

À Kissufim, à deux kilomètres à l’est de la bande de Gaza, où vivaient 292 personnes avant la guerre, le bruit des bombardements et des drones résonne.

« Les gens nient tout » 

Avant le 7 octobre, la page Instagram de Maya Keyy affichait des tenues de mode et des selfies. Mais, ensuite, elle a été transformée en appel à ses abonnés pour soutenir Israël.

« J’ai tout arrêté pour montrer la vérité au monde, parce que c’est fou que les gens nient tout », a-t-elle déploré.

« Vous devez venir prouver à tout le monde que cela a bien eu lieu. »

Selon le porte-parole du kibboutz, Benny Hasson, deux femmes nonagénaires ont été tuées dans l’attaque à Kissufim menée par une centaine de terroristes palestiniens. Six ouvriers thaïlandais et une famille font aussi partie des victimes.

« Nous sommes accusés de commettre des atrocités », a déclaré Hasson, 66 ans, en référence aux bombardements massifs dans la bande de Gaza. Mais c’est le Hamas qui est arrivé « incroyablement préparé ».

Sur cette photo prise lors d’une visite des médias organisée par l’armée israélienne, un homme vérifie les taches de sang sur le sol d’une maison dans le kibboutz Nir Oz suite à l’attaque du 7 octobre par des terroristes du Hamas, le long de la frontière avec la bande de Gaza, le 19 octobre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« Le jour où tout s’est passé, j’ai tout de suite su que je ne voulais rien faire d’autre que de parler de ce qui s’était passé ici », a déclaré Alina Rabinovich, une influenceuse culinaire et du showbiz, qui revendique un demi-million d’abonnés sur ses comptes. Aussi, « quand ils [le gouvernement israélien] nous ont approchés, j’ai immédiatement dit oui », a souligné la jeune femme de 26 ans.

Elle reconnaît que le travail à proximité de la bande de Gaza et des tirs de roquettes du Hamas est dangereux, et sursaute au bruit des tirs.

Néanmoins, « je suis ici pour raconter leurs histoires », a-t-elle souligné, au sujet des victimes du 7 octobre. « Et nous ne faisons que commencer. »

Maya Keyy a insisté elle sur le fait que le recours aux réseaux sociaux n’était qu’un autre front dans une guerre dont elle craint qu’elle « ne finira jamais ».

« En tant que Juifs, nous devons nous battre pour notre propre existence. »

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