Israël réautorise la FIV aux femmes de plus de 39 ans alors que le virus décline
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Israël réautorise la FIV aux femmes de plus de 39 ans alors que le virus décline

Le ministère de la Santé réintroduira les traitements de fertilité, uniquement pour les personnes sans antécédents d'hypertension, de diabète, de maladie pulmonaire ou d'obésité

Illustration. Fécondation in vitro (FIV) d'un ovule. (iStock par Getty Images/ man_at_mouse)
Illustration. Fécondation in vitro (FIV) d'un ovule. (iStock par Getty Images/ man_at_mouse)

Le ministère de la Santé a déclaré mardi qu’il allait renouveler les traitements de fécondation in vitro pour les femmes de plus de 39 ans qui ne souffrent pas de maladies chroniques pouvant les exposer à un risque accru de COVID-19.

Le mois dernier, le ministère de la Santé a suspendu tous les nouveaux traitements de FIV, ainsi que certains déjà en cours, en raison de la pandémie de coronavirus, jetant dans l’incertitude des milliers de couples pleins d’espoir.

Cette semaine, comme le nombre de cas quotidiens de virus est resté faible, le ministère a commencé à lever nombre de ses restrictions sur les traitements, y compris en réintroduisant progressivement les soins médicaux qu’il avait désignés comme non essentiels au plus fort de l’épidémie. Israël a connu 208 décès et plus de 15 000 cas de virus depuis mars.

Selon les nouvelles directives, qui entrent en vigueur immédiatement, les femmes de plus de 39 ans peuvent reprendre les traitements de FIV, sauf si elles souffrent de diabète, d’hypertension, de maladies pulmonaires chroniques ou d’obésité (au-dessus d’un IMC de 35).

Photo d’illustration d’un laboratoire de fécondation in-vitro. (Crédit : CC BY-SA, Jayesh Amin, Wikimedia Commons)

Pour les autres traitements de fertilité non liés à la FIV, les femmes de plus de 35 ans peuvent reprendre les procédures médicales, à condition qu’elles n’aient pas non plus d’antécédents médicaux de ces affections, qui ont toutes été liées à des symptômes de coronavirus plus graves.

Les cliniques ont reçu l’ordre de respecter des conditions sanitaires strictes et de maintenir une distanciation sociale, en échelonnant les rendez-vous et en prenant les températures à l’entrée. Les patients doivent se soumettre à un test de coronavirus 72 heures avant le début d’un traitement de FIV et le test doit être négatif, est-il indiqué. En outre, les membres de la famille ou les amis ne peuvent pas accompagner le patient au-delà de la salle d’attente.

Le ministère a déclaré qu’il continuerait à surveiller la pandémie et apporterait des changements à sa politique de FIV en fonction de la manière dont le virus se propage. Si l’épidémie ne s’aggrave pas dans les trois prochains mois, le ministère a déclaré qu’il envisagerait de reprendre tous les traitements de FIV.

La fécondation in vitro – littéralement, « sous verre » – implique généralement une série de traitements hormonaux pour stimuler les follicules des ovaires de la femme, afin de produire plusieurs ovules matures ; une procédure pour récupérer ces ovules ; l’incubation des ovules avec des spermatozoïdes afin de les féconder (c’est la partie « sous verre ») ; la sélection de l’embryon ou des embryons ayant les meilleures chances de réussite de la grossesse ; et l’implantation de l’embryon ou des embryons dans l’utérus de la femme, où l’on espère que l’embryon s’implantera et se développera en un fœtus.

La FIV est un processus difficile – techniquement et émotionnellement – qui nécessite un suivi étroit et régulier et qui, même lorsqu’il est bien fait, échoue statistiquement plus souvent qu’il ne réussit. Pourtant, en Israël, qui a le taux de FIV le plus élevé au monde, environ 5 % de toutes les naissances résultent de cette procédure, selon les données du ministère de la Santé pour 2017.

Illustration. Fécondation in vitro (FIV). (via Shutterstock)

En annulant les traitements de FIV, Israël a suivi la ligne des décisions similaires prises par la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie et l’American Society for Reproductive Medicine.

Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré à l’époque qu’il avait ordonné l’annulation de tous les nouveaux cycles de FIV, ainsi que de tout traitement où la taille du follicule ovarien était inférieure à 15 millimètres. (Une femme dont le follicule ovarien a atteint 15 millimètres se trouverait vers la fin du traitement hormonal, probablement à deux ou trois jours du prélèvement des ovules).

En outre, l’implantation d’embryons avait été arrêtée.

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