James Packer, lié au procès Netanyahu, cite le Mossad dans des menaces
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James Packer, lié au procès Netanyahu, cite le Mossad dans des menaces

Le magnat milliardaire australien affirme qu'il était dépressif quand il a envoyé des menaces à un businessman en citant le service de renseignement israélien

James Packer lors d'une conférence de presse du projet Studio City à Macao, le 27 octobre 2015. (AP Photo/Kin Cheung)
James Packer lors d'une conférence de presse du projet Studio City à Macao, le 27 octobre 2015. (AP Photo/Kin Cheung)

Le magnat milliardaire australien James Packer, qui est lié au procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu, aurait cité le nom d’une personne liée au Mossad dans des menaces envoyées à un homme d’affaires, ont rapporté les journaux australiens ce mardi.

Selon The Age et The Sydney Morning Herald, l’homme d’affaires non cité ciblé des menaces a été tellement préoccupé par celles-ci, envoyées par e-mail, qu’il a demandé des conseils de sécurité et juridiques sur la question, et a dépensé des dizaines de milliers de dollars australiens pour sécuriser sa maison.

Les courriels ont été examinés dans le cadre d’une enquête de la Commission indépendante des alcools et des jeux de la Nouvelle-Galles du Sud [New South Wales Independent Liquor and Gaming Commission], mais les avocats de Packer ont demandé que le contenu spécifique des menaces soit gardé secret en raison de ce qu’ils disent être l’état mental de Packer au moment de leur rédaction.

« J’étais malade à l’époque », a déclaré M. Packer.

Packer a parlé publiquement de ses combats contre la dépression et a cherché à se faire soigner par le passé.

Malgré la demande de suppression de ses avocats, les journaux ont révélé que la menace impliquait un individu non nommé de l’agence de renseignement israélienne.

Selon les articles, dans la menace envoyée, M. Packer a fait référence à une personne liée à l’agence de renseignement « et à sa capacité à menacer » l’homme d’affaires.

L’homme d’affaires a refusé de commenter les informations aux journaux.

Selon le Sydney Morning Herald, Packer a déclaré aux enquêteurs par liaison vidéo depuis son yacht qu’il était « surpris » que l’homme d’affaires ait été préoccupé par la menace, mais a admis que ses e-mails étaient « honteux » et « scandaleux ».

Benjamin Netanyahu (à droite) et le producteur Arnon Milchan lors d’une conférence de presse, le 28 mars 2005. (Crédit : Flash90)

Les enquêteurs ont appris qu’à peu près au même moment où Packer a envoyé le courriel, il prévoyait de lancer une entreprise de cybersécurité avec le magnat du cinéma israélien Arnon Milchan, basé à Hollywood – qui a déclaré être impliqué dans des transactions d’armes clandestines et des efforts pour acheter des technologies dont Israël aurait eu besoin pour fabriquer des armes nucléaires – et une autre personne que le journal a décrite comme étant « reliée au Mossad ».

Le chef du Mossad Yossi Cohen s’exprime lors d’une cyberconférence à l’université de Tel Aviv, le 24 juin 2019. (Flash90)

Selon des transcriptions divulguées à la Treizième chaîne l’année dernière, Milchan a déclaré aux enquêteurs de police qu’il était ami avec le chef du Mossad Yossi Cohen et qu’il avait présenté Cohen à Packer, et que les deux étaient devenus rapidement amis.

Milchan et d’autres ont témoigné que Cohen était en pourparlers pour rejoindre la société de cybersécurité de Packer et Milchan, Blue Sky International, jusqu’à sa nomination à la tête du Mossad en 2015. Le bureau de Cohen a démenti cette affirmation.

Les articles australiens ne mentionnaient ni Cohen ni Blue Sky International.

Les accusations contre Netanyahu dans son procès pour fraude, abus de confiance et pots-de-vin comprennent des allégations selon lesquelles il aurait accepté quelque 200 000 dollars de cadeaux tels que des cigares et du champagne de la part de Milchan et Packer.

De plus, le fils du Premier ministre, Yair, a passé du temps dans l’appartement de Packer au Royal Beach Hotel à Tel Aviv.

Les Netanyahu ont nié tout acte répréhensible.

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