Jared Kushner défend Trump des accusations de racisme
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Jared Kushner défend Trump des accusations de racisme

Le gendre juif du président américain élu affirme que son beau-père "ne tolèrera pas les discours ou les comportements racistes"

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump vote avec son gendre Jared Kushner dans une école publique de New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Chip Somodevilla/Getty Images)
Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump vote avec son gendre Jared Kushner dans une école publique de New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Chip Somodevilla/Getty Images)

Le gendre juif du président américain élu Donald Trump l’a défendu mardi contre des accusations de sectarisme et d’antisémitisme dans un entretien accordé au magazine Forbes.

Pendant l’entretien, son premier depuis que Trump a surpris les Etats-Unis et le monde il y a deux semaines en battant sa rivale démocrate Hillary Clinton, Jared Kushner, qui se tient généralement à l’écart de la presse, a déclaré que son beau-père « ne tolèrera pas les discours ou les comportements racistes. »

La publication de ces remarques a eu lieu au lendemain de la mise en ligné d’une vidéo du dirigeant suprématiste blanc Richard Spencer, qui y évoque en des termes élogieux à consonance nazie le futur président, pendant une conférence organisée à Washington ce week-end, et que le public répond par « Hail Trump ! » et des saluts nazis.

Kushner a déclaré que malgré le soutien que Trump a reçu du Ku Klux Klan et du mouvement de la droite alternative, il sait que son beau-père est quelqu’un qui ne partage pas leurs valeurs. Il a souligné que leur relation vieille de plus de dix ans lui permettait de voir ce que d’autres ne voyaient pas.

Donald Trump, qui vient de remporter l'élection présidentielle américaine, avec son gendre Jared Kushner à New York, le 9 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)
Donald Trump, qui vient de remporter l’élection présidentielle américaine, avec son gendre Jared Kushner à New York, le 9 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)

« Si je connais quelqu’un, et que tous les autres disent que cette personne est une mauvaise personne, a-t-il déclaré, je ne vais pas commencer à penser que cette personne est mauvaise ou m’éloigner, quand mes données empiriques et mon expérience sont bien plus informées que beaucoup d’autres personnes émettant ce jugement. Qu’est-ce que cela dirait de moi si je changeais mon opinion en fonction de ce que les autres pensent, à l’opposé des faits que je connais ? »

« Je sais juste beaucoup des choses avec lesquelles les gens tentent de l’attaquer ne sont simplement pas vraies, ou exagérées, a-t-il ajouté. Je connais son caractère. Je sais qui il est, et je l’aurais évidemment pas soutenu si je pensais différemment. Si le pays lui donne une chance, ils se rendront compte qu’il ne tolèrera pas les discours ou les comportements racistes. »

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