Israël en guerre - Jour 138

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« Je veux juste revoir ma mère » : des Américains appellent à l’aide pour faire sortir leurs proches de Gaza

Le Département d'Etat américain suit de près la situation de ses ressortissants et résidents pris au piège des combats entre le Hamas et l'armée israélienne à Gaza

Cette image non datée fournie par Fadi Sckak est une photo de famille d'Abedalla Sckak avec sa femme Zahra Sckak et leurs enfants. (Crédit : Fadi Sckak via AP)
Cette image non datée fournie par Fadi Sckak est une photo de famille d'Abedalla Sckak avec sa femme Zahra Sckak et leurs enfants. (Crédit : Fadi Sckak via AP)

Fadi Sckak a déjà perdu son père à cause des violences à Gaza. Il veut aider sa mère à échapper à ce destin.

« Je veux juste revoir ma mère, c’est mon but », explique Sckak, étudiant de Sunnyvale, en Californie. Le jeune homme de 25 ans est l’un des trois fils, de nationalité américaine, d’un couple de Palestiniens. Un de ses frères est militaire, en service actif en Corée du Sud. « Pouvoir la serrer dans mes bras. Je ne pourrais pas supporter de la perdre. »

Sa mère, Zahra Sckak, 44 ans, est recluse avec un parent américain, âgé et malade, dans un immeuble de Gaza City avec une centaine d’autres personnes. Elle fait partie de ce que le Département d’État présente comme les 300 ressortissants américains, résidents permanents ou proches et jeunes enfants pris au piège par les combats entre Israël et le groupe terroriste du Hamas à Gaza.

Des proches, aux États-Unis, et des défenseurs plaident pour que l’administration Biden et le Congrès les aident à fuir.

Cela fait six jours que sa mère en est réduite à boire l’eau des égouts, avec très peu à manger et des espoirs de sauvetage qui s’amenuisent, affirme Fadi Sckak. Son père, Abedalla, a été blessé par balle le mois dernier, après un attentat à la bombe qui a forcé la famille à quitter l’immeuble où ils s’étaient réfugiés, et est décédé quelques jours plus tard, faute de traitement, poursuit-il.

Par téléphone, sa mère l’a imploré d’envoyer de l’aide après l’attaque. Il pouvait entendre son père, âgé de 56 ans, diabétique et souffrant de problèmes de santé chronique liés à cette pathologie, crier de douleur.

« Il ne méritait pas de souffrir de la sorte. Mourir ainsi, sans l’aide de personne, sans que personne n’essaie même de lui porter secours », confie Sckak.

Ressortissants américains et résidents permanents sont, avec leurs proches, bloqués à Gaza près du point de passage de Rafah vers l’Égypte, attendant désespérément de rejoindre la liste de noms fournie par le gouvernement américain qui les autorisera à quitter Gaza.

Le Département d’État a déclaré vendredi avoir aidé plus de 1 300 personnes éligibles au soutien américain – ressortissants américains, détenteurs de cartes vertes et leurs proches immédiats – à traverser le point de passage de Rafah vers l’Égypte. Le Département continue de suivre le cas des 300 autres personnes qui attendent l’aide des États-Unis pour s’échapper, parmi lesquelles figureraient moins de 50 ressortissants américains.

« Les ressortissants américains et leurs proches prendront leur décision et reverront leur projet en fonction de l’évolution de cette difficile situation », a fait savoir le Département par voie de communiqué.

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