Jérusalem: la France appelle prudemment au respect d’un ‘statu quo’ jamais remis en cause par Israël
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Jérusalem: la France appelle prudemment au respect d’un ‘statu quo’ jamais remis en cause par Israël

En marge des tensions grandissantes, Paris appelle les deux parties à œuvrer pour un retour au calme rapide

Le ministère français des Affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay, à Paris, où seront remis les prix en mars. (Crédit : Gwenaelle98/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
Le ministère français des Affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay, à Paris, où seront remis les prix en mars. (Crédit : Gwenaelle98/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

S’adresse-t-elle à Israël ou aux dirigeants palestiniens et plus généralement arabes, cette déclaration du Quai d’Orsay, suite aux événements qui ont ensanglanté Israël et les territoires, et qui ne précise pas son destinataire ?

Au point-presse du jour la porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante :

« La France réaffirme la nécessité de s’abstenir de tout acte ou déclaration pouvant aggraver le conflit ».

Elle « déplore les violences récentes à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens qui ont entraîné la mort de dix personnes dans des attentats et des affrontements. Elle exprime sa grande préoccupation et sa détermination à aider, avec ses partenaires, à l’apaisement ».

« C’est dans cet esprit, précise la porte-parole, que M. Jean-Yves Le Drian s’est entretenu le 23 juillet avec son homologue jordanien, M. Ayman Safadi. Les consultations se poursuivront notamment ce soir au conseil de sécurité des Nations unies lors d’une réunion d’urgence ».

Alors qu’Israël n’a à ce jour jamais remis en cause le statu quo régissant l’Esplanade des Mosquées/Mont du temple depuis 1967, le Quai d’Orsay rappelle, dans ce qui semble être une acceptation du narratif palestinien, « que toute remise en cause du statu quo est porteuse de grand risque de déstabilisation et souhaite qu’une solution concertée, permettant d’assurer la sécurité, soit trouvée sans que le libre accès aux lieux saints ne soit affecté ».

A rappeler, qu’Israël est actuellement en proie à des tensions croissantes autour du mont du Temple de Jérusalem, après un week-end de violences meurtrières.

Des affrontements ont éclaté avec les Palestiniens en raison de l’opposition de ces derniers à l’installation de détecteurs de métaux aux entrées du complexe, et suite à l’appel au soulèvement général de nombreux dirigeants palestiniens et du monde arabe .

Les autorités israéliennes affirment que l’installation de ces portiques est justifié par l’attentat commis le 14 juillet par des Arabes israéliens, qui ont tué par balles deux policiers après avoir stocké leurs armes sur le mont du Temple.

Cinq Palestiniens ont été tués durant de violentes émeutes suscitées par ces nouvelles mesures.

Vendredi, un Palestinien est entré dans une habitation de l’implantation de Halamish en Cisjordanie et a poignardé mortellement trois Israéliens, faisant naître la crainte de l’émergence de nouveaux attentats terroristes.

Lundi, un homme a été poignardé en fin de matinée à Petah Tikva et a été évacué à l’hôpital, souffrant de blessures modérées à graves. Il s’agit apparemment d’un résident de la ville arabe israélienne d’Arara, tandis que son agresseur est un habitant palestinien de la ville de Qalqilya, en Cisjordanie qui aurait identifié sa victime arabe comme étant juive.

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