Rechercher

Kushner aurait signé un accord immobilier à New York avec l’aide d’un millionnaire israélien (médias)

Le New York Times suggère des conflits d'intérêts potentiels pour le porte-parole de Trump sur la question d'Israël alors que l'entreprise Kushner Companies maintient ses liens avec des entreprises israéliennes

Ivanka Trump, la fille du président américain élu Donald Trump, et son époux Jared Kushner dans l'entrée de la Trump Tower, à New York, le 18 novembre 2016. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Ivanka Trump, la fille du président américain élu Donald Trump, et son époux Jared Kushner dans l'entrée de la Trump Tower, à New York, le 18 novembre 2016. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

Le neveu d’un homme d’affaires milliardaire ayant fait fortune dans le commerce de diamant a aidé le gendre et haut-conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, à passer un accord immobilier majeur en 2012, a rapporté mercredi le New York Times.

Raz Steinmetz — dont l’oncle, Beny Steinmetz, fait l’objet d’une enquête pour pots-de-vins – a fourni une grande partie de l’acompte d’un montant de 50 000 dollars dans le cadre d’une transaction de 190 millions de dollars pour l’acquisition d’immeubles d’appartements situés dans le sud de Manhattan, explique le journal.

Il note également que si Kushner, âgé de 36 ans, a démissionné au mois de janvier de son poste de directeur exécutif de la firme familiale, il est encore bénéficiaire de fiducies appartenant à l’entreprise.

De plus, alors que Kushner a été chargé de diriger les efforts américains en faveur de la paix à Israël et au Moyen Orient, sa famille reste largement liée à des entreprises israéliennes.

Kushner Companies est partenaire de Raz Steinmetz depuis au moins 2012, a rapporté mercredi Bloomberg. Les deux familles ont également investi conjointement dans un bloc d’appartements de luxe situé à Trump Bay Street, à Jersey city.

Bloomberg rapporte que des spécialistes en matière d’éthique auraient déclaré que le partenariat entre les familles Steinmetz et Kushner mettait en lumière la faiblesse des obligations d’information fédérales, qui permet aux investisseurs immobiliers de dissimuler leur identité derrière des sociétés écrans.

Cela autorise potentiellement les individus et les entreprises à gagner secrètement les faveurs des administrations américaines en investissant dans des secteurs tels que l’immobilier, a indiqué l’article.

Hope Hicks, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré au New York Times que « M. Kushner continue à travailler aux côtés du Bureau du Conseil de la Maison Blanche et en tant que conseiller personnel pour garantir qu’il saura se dégager de toute affaire personnelle impliquant des parties spécifiques, s’il devait entretenir une relation commerciale avec une partie impliquée dans l’affaire ».

Une déclaration faite par l’avocat de Raz Steinmetz dément toute connexion à son oncle, qui fait l’objet d’enquêtes dans quatre pays. « Aucune de mes entités d’investissement n’a investi dans une transaction avec Beny Steinmetz ou en relation avec n’importe lequel de ses intérêts », a précisé l’avocat.

Beny Steinmetz. (Crédit : autorisation)
Beny Steinmetz. (Crédit : autorisation)

Un avocat représentant l’une des entreprises de Beny Steinmetz a déclaré que les deux hommes ne s’étaient pas rencontrés depuis 2013 et que la dernière transaction commerciale entre eux remontait à il y a vingt ans.

Beny Steinmetz a été arrêté le 19 décembre et accusé d’avoir versé des millions de dollars de pots de vins à la république de Guinée pour faire avancer ses intérêts d’affaires dans le pays, selon la police israélienne.

L’arrestation a résulté d’une enquête de grande ampleur menée conjointement par des agences des Etats Unis, de Suisse, de Guinée et d’Israël en coordination avec l’OCDE.

Steinmetz a clamé son innocence.

Au mois de décembre 2015, il avait été annoncé que Steinmetz était accusé d’être impliqué dans une enquête de corruption pour un montant de 136 millions de dollars en Roumanie.

Les sources judiciaires à Bucarest avaient fait savoir qu’elles pensaient que Steinmetz, ainsi que le consultant politique israélien Tal Ziberstein, avaient conspiré aux côtés de l’homme d’affaires roumain Remus Truica pour transférer de façon illicite des terrains appartenant à l’état à un autre citoyen roumain, à un coût présumé de presque 150 millions pour l’état, avait rapporté le quotidien Romania Libera à l’époque.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...