La BO d’une victoire légendaire : Les enregistrements de la guerre de 1967 rendus publics
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La BO d’une victoire légendaire : Les enregistrements de la guerre de 1967 rendus publics

50 ans après la Guerre des Six Jours, les archives militaires israéliennes diffusent les communications des agents de commandement et de contrôle qui ont été enregistrées durant les frappes aériennes préventives qui ont décidé de l’issue de la guerre

Des officiers de l'armée israélienne à côté d'un MiG-21  égyptien abattu à Bir Gifgafa. (Crédit : Yehezkel Rahamim, Wikimedia)
Des officiers de l'armée israélienne à côté d'un MiG-21 égyptien abattu à Bir Gifgafa. (Crédit : Yehezkel Rahamim, Wikimedia)

Cinquante ans après la Guerre des Six Jours de 1967, les archives militaires israéliennes ont rendu publiques, dimanche, des bandes-son partielles – les communications en temps réel qui avaient été établies par l’armée – du lancement des frappes aériennes décisives qui ont entraîné la destruction plus de 400 avions égyptiens et syriens sur le terrain, et anéanti 20 terrains d’aviation arabes.

Presque toutes les forces aériennes israéliennes avaient participé à cette opération, une douzaine de Mirages seulement étant restés sur le territoire pour protéger le pays.

L’Opération Focus a commencé à 7 heures 45 dans la matinée du 5 juin 1967. A midi, le même jour, les forces aériennes égyptienne, syrienne et jordanienne avaient été détruites et l’armée israélienne avait pris le contrôle presque absolu de leurs espaces aériens.

Ce recours préventif à la force a déterminé l’issue de la guerre.

L’opération est considérée comme l’une des frappes aériennes les plus réussies de l’histoire militaire.
En tout, l’état juif a perdu 24 pilotes dans ce conflit. Sept autres ont été blessés et onze autres ont été faits prisonniers.

Dans ces enregistrements en hébreu, rendus publics par les archives militaires de l’armée israélienne, le commandement de l’armée et les officiers de contrôle échangent alors qu’ils sont en train de superviser une série de développements critiques aux premières heures de l’opération.

Un enregistrement débute avec un silence aérien complet : les pilotes se dirigent vers leurs premières cibles, volant à basse altitude pour éviter les radars de l’ennemi dans l’espace aérien égyptien.

Ce silence est rompu par l’annonce des attaques initiales, qui ont réussi : Onze terrains d’aviation égyptiens ont été visés lors de ces premières frappes et, 101 minutes et 183 bombardements plus tard, 200 avions environ, la moitié appartenant à l’Egypte, ont été détruits sur le terrain.

Une autre bande-son s’intéresse au pilote Manor, qui a été touché par un missile lancé par un avion de chasse égyptien durant des frappes ciblant le terrain d’aviation d’Abu Suweir, situé entre le Caire et Ismailia.

Les agents de commandement et de contrôle tentent d’établir si Manor est parvenu à s’éjecter et où il peut se trouver dorénavant. Manor a survécu, il a été fait prisonnier et il a été relâché quelques semaines après la guerre lors d’un échange de détenus.

Un troisième enregistrement détaille le tir fatal qui a touché l’avion du pilote Yoram Harpaz dans le ciel de Dimona, dans le sud d’Israël.

L’homme avait été identifié à tort comme un ennemi – apparemment parce qu’il avait perdu son système de communications lorsque son avion avait touché des câbles électriques durant des frappes aériennes sur le territoire jordanien.

Mordechai Lavon a été sauvé de son avion de chasse après que ce dernier a été touché et endommagé par un pilote égyptien, durant une autre frappe dont la bande-son est dorénavant accessible. Lavon est tombé dans la mer, au large de Gaza, et les enregistrements permettent de suivre les recherches jusqu’à apprendre la nouvelle de son sauvetage par un navire des Nations unies.

Ramené quelques jours après en Israël via les bureaux de la Croix Rouge internationale, Lavon est mort neuf années plus tard durant un service de réserve.

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