La commission des Finances approuve les crédits d’impôt de Netanyahu
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La commission des Finances approuve les crédits d’impôt de Netanyahu

On "accorde des crédits d'impôt à un Premier ministre mis en examen pour corruption alors qu'un million de chômeurs ignorent s'ils pourront retourner au travail", a dit Zandberg

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, portant un masque de protection, préside la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 31 mai 2020. (Photo par RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, portant un masque de protection, préside la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 31 mai 2020. (Photo par RONEN ZVULUN / POOL / AFP)

La commission des Finances de la Knesset a approuvé mardi les crédits d’impôt rétroactifs qui étaient réclamés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour une valeur atteignant des centaines de milliers de shekels.

Ces crédits couvriront les sommes dues aux impôts par Netanyahu suite aux améliorations apportées sur son véhicule, aux rénovations entreprises dans son habitation privée de Césarée et aux autres dépenses remontant à 2009.

La clause signifiera, dans les faits, que Netanyahu sera absous de toutes les taxes non-liées à son salaire à travers l’ensemble de l’année 2017. La Douzième chaîne a noté que cela pourrait potentiellement inclure les taxations sur les profits qu’il a réalisés sur le marché boursier et autres initiatives personnelles.

Huit députés de la Commission ont soutenu la mesure, cinq s’y sont opposés et Bezalel Smotrich (Yamina), s’est pour sa part abstenu.

Les députés de Kakhol lavan , partenaire de coalition de Netanyahu, n’ont pas assisté au vote.

Un vote qui a suscité l’indignation de Tamar Zandberg, qui siège au parlement sous l’étiquette du Meretz. Elle a affirmé que cette décision était « déconnectée de la réalité des Israéliens, arrogante et méprisable ».

La commission « accorde des crédits d’impôt à un Premier ministre mis en examen pour corruption alors qu’un million de chômeurs ignorent s’ils pourront retourner au travail« , s’est-elle insurgée dans un communiqué.

Selon un reportage diffusé au début du mois par la Treizième chaîne, Netanyahu doit actuellement une somme d’environ 600 000 shekels à l’Autorité fiscale pour la période de 2013 à 2018. Ces dettes concernent des factures de jardinage, d’eau, d’électricité et autres dans son habitation privée de Césarée.

Ces factures fiscales datent d’avant l’adoption d’une loi défendue en 2018 par le parti du Likud du Premier ministre, un texte qui l’exonérait dorénavant du paiement de taxes futures concernant ses domiciles privés. Cette loi avait permis de donner à Netanyahu, qui est l’un des députés les plus riches de la Knesset, une augmentation effective de 200 000 shekels par an.

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