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La cour ordonne temporairement à l’État de ne pas expulser les Hébreux israélites

Cette injonction temporaire restera en vigueur jusqu'à ce que le juge prenne une décision sur le dossier ; le ministère de l'Intérieur dispose de sept jours pour faire appel

Des membres de la communauté des Hébreux israélites de la ville méridionale de Dimona protestent contre les ordres d'expulsion remis à certains de leurs membres, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 1er juin 2021. La bannière indique : « Nous faisons partie intégrante du peuple d'Israël. » (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des membres de la communauté des Hébreux israélites de la ville méridionale de Dimona protestent contre les ordres d'expulsion remis à certains de leurs membres, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 1er juin 2021. La bannière indique : « Nous faisons partie intégrante du peuple d'Israël. » (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La cour de district de Beer Sheva a émis une injonction temporaire, lundi, interdisant pendant sept jours à la police de l’immigration du ministère de l’Intérieur de mener à bien l’ordre d’expulsion émis à l’encontre d’environ 50 membres de la communauté des Hébreux noirs qui vivent à Dimona, dans le sud du pays.

Dans les sept jours, le ministère pourra faire appel contre l’examen, par le tribunal, d’un recours collectif déposé contre cette expulsion et qui a été soumis pour le compte des potentiels expulsés.

S’il ne fait pas appel, l’injonction restera en vigueur jusqu’à ce que le juge prenne une décision sur le dossier.

Aucune des personnes ayant reçu l’ordre de quitter le pays avant le 23 septembre ne l’a fait. Dimanche, la police de l’immigration a commencé à chercher les individus concernés dans cette ville située dans le désert.

Ceux qui ont reçu un avis d’expulsion étaient entrés au sein de l’État juif depuis les États-Unis avec un visa de touriste et ils étaient restés illégalement dans le pays une fois que l’autorisation de trois mois avait expiré. Leurs enfants sont aussi concernés.

Le ministère de l’Intérieur affirme que ni une résidence en Israël pendant une longue période de temps, ni travailler dans le pays ne sont des justifications suffisantes pour un changement de statut.

Cette communauté forte de 3000 personnes, qui dit descendre d’une ancienne tribu israélite, avait commencé à arriver en Israël en 1969; suivant feu Ben Carter, un métallurgiste de Chicago qui s’était rebaptisé Ben Ammi Ben-Israel et qui disait être le représentant de Dieu sur Terre.

Cette communauté n’est pas reconnue par les autorités religieuses israéliennes.

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