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Les services de l’immigration veulent expulser des Hébreux israélites de Dimona

51 membres d’une communauté de 3 000 personnes ont reçu l'ordre de quitter Israël avant le 23 septembre - mais ils sont restés dans le pays

Des membres de la communauté des Hébreux israélites de la ville méridionale de Dimona protestent contre les ordres d'expulsion remis à certains de leurs membres, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 1er juin 2021. La bannière indique : « Nous faisons partie intégrante du peuple d'Israël. » (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des membres de la communauté des Hébreux israélites de la ville méridionale de Dimona protestent contre les ordres d'expulsion remis à certains de leurs membres, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 1er juin 2021. La bannière indique : « Nous faisons partie intégrante du peuple d'Israël. » (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les services de l’immigration ont commencé dimanche à visiter des zones de travail de la ville de Dimona, dans le sud du pays, à la recherche de 51 membres de la communauté des Hébreux israélites qui ont reçu l’ordre de quitter le pays avant le 23 septembre au motif qu’ils n’avaient aucun statut légal pour y rester.

« L’exécution des ordres d’expulsion a commencé et, aujourd’hui, quelques agents de l’immigration sont venus contrôler au hasard les quartiers commerciaux de la communauté », a déclaré un porte-parole des Hébreux israélites, Ashriel Moore, au Times of Israël.

Plus tôt cette année, 17 lettres ont été envoyées aux familles concernant l’expulsion de ces 51 personnes, dont certaines sont nées en Israël et dont certains enfants ont servi au sein de l’armée. S’il leur a été demandé de partir dans les 60 jours, le droit de faire appel leur a été accordé.

En réponse à leurs demandes d’autorisation de séjour, l’Autorité de la population et de l’immigration du ministère de l’Intérieur a écrit à chaque famille le mois dernier en indiquant que ni la résidence en Israël pendant une longue période ni le travail dans le pays n’étaient des motifs suffisants pour pouvoir bénéficier d’un changement de statut.

La date limite du 23 septembre a été dépassée sans qu’aucun membre de la communauté ne quitte le pays.

La police de l’immigration recherche des membres de la communauté des Hébreux israélites qui ont reçu des ordres d’expulsion, le 10 octobre 2021. (Capture d’écran : Facebook / Ashriel Moore)

Suite au rejet des appels par le ministère de l’Intérieur, la communauté s’est tournée vers le tribunal de district de Beer Sheva, qui lui a demandé de clarifier pourquoi un recours collectif était demandé.

La réponse de la communauté est désormais prête et doit être soumise au tribunal, a déclaré Moore.

Les 51 personnes qui ont reçu des ordres d’expulsion sont entrées en Israël depuis les États-Unis en tant que touristes et sont restées dans le pays de façon illégale une fois leur visa de trois mois arrivé à expiration – ou il s’agit de leurs enfants.

Certains d’entre eux sont donc des adultes nés en Israël, selon Moore, qui coordonne la campagne contre les expulsions. Parmi eux, certains ont des enfants. Ceux qui ne sont pas éligibles à la citoyenneté américaine ou qui l’ont abandonnée sont apatrides et n’ont nulle part où aller, a-t-il déclaré.

La communauté de 3 000 personnes, qui dit descendre d’une ancienne tribu israélite, est arrivée en Israël à partir de 1969, suivant Ben Carter, un métallurgiste de Chicago qui s’est rebaptisé Ben Ammi Ben-Israel et qui a prétendu être le représentant de Dieu sur Terre.

Selon son site Internet, la communauté, qui autorise la polygamie, n’adhère à aucune religion « parce que les religions n’ont fait que diviser les hommes ». Cependant, ils observent le shabbat et les fêtes juives mentionnés dans la Torah, circoncissent les enfants mâles huit jours après la naissance et exigent que les femmes observent les lois bibliques de purification.

La communauté n’est pas reconnue comme juive par les autorités religieuses israéliennes.

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