La France se réjouit de la libération du terroriste Salah Hamouri
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La France se réjouit de la libération du terroriste Salah Hamouri

Le ministre des Affaires étrangères français a souhaité que sa famille puisse rapidement le rejoindre à Jérusalem

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian quitte l'Elysée après la réunion de cabinet hebdomadaire le 17 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Ludovic Marin)
Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian quitte l'Elysée après la réunion de cabinet hebdomadaire le 17 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Ludovic Marin)

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a émis le souhait mercredi que la famille du terroriste franco-palestinien Salah Hamouri libéré dimanche en Israël après 13 mois de détention administrative puisse « rapidement » le rejoindre.

« Je me réjouis de cette annonce de libération et forme le vœu que l’épouse et le fils de Monsieur Hamouri puissent rapidement se rendre à Jérusalem pour le retrouver », a-t-il déclaré devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Salah Hamouri, 33 ans, qui avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017, a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est après sa libération.

Il a passé la quasi-totalité de sa détention dans une prison du Néguev, dans le sud d’Israël.

Il existe une déclaration de justice (ici en hébreu) qui justifie les raisons de sa détention, une détention reconnue comme dérogatoire au droit commun.

Elle décrit Salah Hamouri comme « un haut responsable d’une organisation terroriste opérant à Jérusalem, en Judée et en Samarie [Cisjordanie] ».

Cette décision, explique le site, a été examinée par la Cour suprême, réputée pour son indépendance, qui s’est ainsi prononcée : « Il ressort des éléments que le prévenu constitue bien un danger important et réel pour la sécurité publique et que la détention administrative pour la période donnée est justifiée ».

Salah Hamouri avait été accusé d’avoir appartenu au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), décrit par certains comme un mouvement nationaliste de gauche, un groupe terroriste palestinien qui a revendiqué plusieurs attentats ayant fait des dizaines de morts entre 2001 et 2015, dont le massacre de quatre Juifs dans une synagogue à Jérusalem le 18 novembre 2014.

Salah Hamouri a affirmé dimanche son innocence et déploré que la France n’ait pas « fait assez pour obtenir (s)a libération ».

Salah Hamouri, un Franco-palestinien embrasse son père Hassan chez lui, dans le village de Dahyat al-Barid, près de Jérusalem, en Cisjordanie, après avoir été libéré d’une prison israélienne le 30 septembre 2018. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le président français Emmanuel Macron avait évoqué à plusieurs reprises son cas avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Son épouse, résidant en France, a indiqué n’avoir pu avoir aucun contact avec lui pendant sa détention, les demandes de visa pour venir en Israël lui ayant été refusées.

Salah Hamouri a déclaré de son côté mercredi vouloir se rendre « très prochainement en France » pour voir sa famille et remercier son comité de soutien.

Il a aussi déploré, dans une déclaration écrite, que seuls de « rares médias » aient parlé de sa détention et que les autres aient « préféré l’enfermer dans une seconde prison, celle du silence et de l’indifférence ».

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