La Jordanie s’inquiète de la possible reconnaissance de la capitale d’Israël par Trump
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La Jordanie s’inquiète de la possible reconnaissance de la capitale d’Israël par Trump

"Rien ne peut bouleverser aussi puissamment les Arabes et les musulmans que la question de Jérusalem", a estimé un haut-responsable jordanien sous couvert d'anonymat

La police se tient à l'extérieur de la porte de Damas près de la Vieille Ville de Jérusalem le 28 juillet 2017. (Crédit : Judah Ari Gross / Times of Israel)
La police se tient à l'extérieur de la porte de Damas près de la Vieille Ville de Jérusalem le 28 juillet 2017. (Crédit : Judah Ari Gross / Times of Israel)

La Jordanie prévoit de réunir des sessions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique si le président américain Donald Trump devait reconnaître Jérusalem comme capitale israélienne, fait savoir Reuters.

« [Une telle initiative] pourrait finalement entraver tous les efforts livrés pour faire avancer le processus de paix. Ce serait certainement une provocation pour les pays arabes et musulmans et les communautés musulmanes de tout l’Occident », a fait savoir une source jordanienne sous couvert d’anonymat. « Rien ne peut bouleverser aussi puissamment les Arabes et les musulmans que la question de Jérusalem ».

La Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans de Jérusalem et liée à l’Etat hébreu par un traité de paix conclu en 1994, a mis en garde contre une démarche qui risque de « torpiller les efforts de paix (israélo-palestiniens) et d’entraîner la région vers l’escalade ».

Cette position a été exprimée lors d’une conversation téléphonique dimanche soir du ministre jordanien des Affaires étrangères Aymane Safadi avec son homologue américain, Rex Tillerson, a rapporté l’agence officielle jordanienne Petra.

Le responsable jordanien a parlé de « conséquences graves pour la stabilité de la région compte tenu de la place importante d’Al-Qods (Jérusalem) pour les Palestiniens, les Jordaniens, les Arabes et les musulmans ».

Théoriquement, selon le département d’Etat américain, M. Trump doit décider lundi s’il renouvelle –comme l’ont fait chaque six mois tous ses prédécesseurs et lui-même en juin– une clause dérogatoire à la loi qui impose, depuis 1995, d’installer l’ambassade à Jérusalem. Ou alors s’il donne son feu vert à ce déménagement, comme il l’a promis durant sa campagne.

Israël considère la Ville sainte comme sa capitale « éternelle et réunifiée », mais les Palestiniens estiment que Jérusalem-Est doit être la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale conquise en 1967, considérée comme un territoire ‘occupé’.

L’AFP a contribué à cet article.

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