La NASA publie des photos du site d’impact de Bereshit
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La NASA publie des photos du site d’impact de Bereshit

Des photos prises par la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter montrent le point d'impact où la sonde israélienne se serait écrasée

Le site d'impact de Bereshit comme on peut le voir par LROC 11 jours après la tentative d'alunissage manquée. La date en bas à gauche indique quand l'image a été prise. 
( NASA/GSFC/Université d'état d'Arizona)
Le site d'impact de Bereshit comme on peut le voir par LROC 11 jours après la tentative d'alunissage manquée. La date en bas à gauche indique quand l'image a été prise. ( NASA/GSFC/Université d'état d'Arizona)

WASHINGTON — Mercredi, la NASA a publié des photos du site d’impact où la sonde israélienne Bereshit s’est écrasée sur la Lune, en indiquant que cela ressemblait à « une tache sombre, d’environ 10 mètres de long » sur la surface lunaire.

Même si elle a réussi à atteindre l’orbite lunaire, la petite sonde israélienne s’est écrasé en tentant d’alunir le 11 avril dernier. Les responsables du projet ont promis qu’ils allaient résoudre les problèmes techniques à l’origine de l’incident et faire une deuxième tentative pour devenir la quatrième nation à faire atterrir une sonde sur la Lune.

La NASA a déclaré que les photos avaient été prises par sa sonde de reconnaissance lunaire quand elle est passée à 90 kilomètres au-dessus de la surface.

« Les appareils photo ont enregistré une tache sombre, d’environ 10 mètres de large, qui indique le point d’impact. Les couleurs sombres suggèrent que la surface est devenue rugueuse après l’alunissage, qui est moins réflectif qu’une surface propre et lisse », a expliqué la NASA.

Gauche: site d’impact de Bereshit. Droite : une image retravaillée pour mettre en avant les changements à proximité du lieu d’alunissage avant et après l’alunissage, révélant un halo blanc de l’impact. D’autres cratères sont visibles dans l’image de droite, car on peut noter un léger changement dans les conditions de lumière dans les images avant et après. La barre d’échelle représente 100 mètres. Le nord est en haut. Les deux panneaux font 490 mètres de large. (NASA/GSFC/ Université d’état d’Arizona)

La NASA a dit que l’on ne savait pas clairement si la sonde avait fait un cratère sur la surface lunaire, déclarant que son angle d’impact pouvait être trop creux. Elle a pourtant noté que « la vitesse de Bereshit était quand même supérieure à la vitesse de la plupart des balles ».

Le halo de lumière autour du site d’impact a pu être causé par un « gaz lié à l’impact ou par des fines particules de sol projetées vers l’extérieur pendant la descente de Bereshit ».

L’agence spatiale américaine a déclaré que le site de l’impact avait presque certainement été réalisé par l’Homme et non pas par l’une des nombreuses météorites qui bombardent régulièrement la surface de la Lune. La NASA a évoqué les nombreuses photos du site prises avant le crash et le fait que les images coïncidaient avec les modèles mathématiques utilisés pour représenter le site du crash et les coordonnées attendues dans la zone appelée la Mer de Sérénité.

En revanche, on ne dispose pas d’informations sur le destin de la bibliothèque numérique qui était à bord de l’engin.

La bibliothèque contient une archive de 30 millions de pages de l’Histoire et de la civilisation humaines recouvrant tous les sujets, cultures, nations, langues et  genres. Elle est stockée sur une pile de 25 disques en nickel de 100 grammes, d’une épaisseur de 40 microns chacun et créés à l’aide de la nanotechnologie.

Sur cette photo prise le 17 décembre 2018, une capsule numérique témoin comprenant des dessins d’enfants israéliens, des images de symboles israéliens comme le drapeau, des chansons israéliennes et une brochure écrite par un homme juif sur son expérience de la Shoah, qui devait être placée dans la sonde Bereshit, est exposée pendant une présentation par l’ONG israélienne SpaceIL et les Industries aérospatiales israéliennes, détenues par l’Etat, à Yehud, à l’est de Tel Aviv. (Jack Guez/ AFP)

L’astronaute Chris Hadfield a déclaré qu’il voudrait la chercher, qualifiant les disques de « Frisbee de 30 millions de pages sur la Lune – j’espère le ramasser un jour ».

Bereshit était un projet commun de l’organisation israélienne à but non lucratif SpaceIL et Israel Aerospace Industries, presque entièrement financé par des donations privées de célèbres philanthropes juifs, dont Morris Kahn, Miriam et Sheldon Adelson, Lynn Schusterman, et d’autres.

Les 90 millions d’euros (370 millions de shekels) dépensés pour cette première tentative d’alunissage ne représentaient qu’une petite partie des sommes engagées par d’autres pays pour se poser sur la Lune.

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