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La NUPES inscrit à l’ordre du jour sa résolution assimilant Israël et apartheid

Le texte, visant à "condamner le régime d’apartheid institutionnalisé" soi-disant mis en place par Israël contre les Palestiniens, a été vivement condamné

L'actrice française Sandrine Bonnaire prononce un discours lors d'une cérémonie d'hommage à feu la députée et résistante française Madeleine Braun (1907-1980) dans le cadre de la Journée internationale de la femme à l'Assemblée nationale à Paris, le 8 mars 2023. (Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP)
L'actrice française Sandrine Bonnaire prononce un discours lors d'une cérémonie d'hommage à feu la députée et résistante française Madeleine Braun (1907-1980) dans le cadre de la Journée internationale de la femme à l'Assemblée nationale à Paris, le 8 mars 2023. (Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP)

Le groupe NUPES-Communistes (extrême gauche) a inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale du 4 mai prochain une proposition de résolution assimilant Israël à un « régime d’apartheid ».

Le texte, visant à « condamner le régime d’apartheid institutionnalisé » soi-disant mis en place par Israël contre les Palestiniens, a été écrit par le député communiste Jean-Paul Lecoq et présenté publiquement l’été dernier.

Il a été signé par une quarantaine de députés de gauche, en majorité communistes, dont l’ancien candidat à la présidentielle Fabien Roussel, ainsi que par des élus de La France insoumise comme Adrien Quatennens, la socialiste Christine Pires-Beaune, ou les écologistes Aurélien Taché et Sabrina Sebaihi.

Il accuse Israël d’avoir « mis en place un régime institutionnalisé d’oppression et de domination systématique par un seul groupe racial ».

Après l’annonce de sa présentation le 4 mai prochain à l’Assemblée, plusieurs députés, associations, responsables politiques et l’ambassade d’Israël en France ont réagi sur Twitter ce mercredi.

« Depuis sa création en 1948, Israël mène une politique visant à instituer et entretenir une hégémonie démographique juive », est-il écrit dans la proposition de résolution.

Le texte soutient une solution au conflit israélo-palestinien fondée sur « la coexistence de deux États sur la base des frontières de 1967 » (avant la guerre des Six-Jours et la prise de la Cisjordanie et Jérusalem-Est notamment, Ndlr).

Pour aider à y parvenir, les signataires invitent le gouvernement français à « reconnaître l’État de Palestine » mais aussi, à appeler à l’ONU à un embargo sur les fournitures d’armes à Israël, et à imposer des « sanctions ciblées » contre les responsables israéliens « les plus impliqués dans le crime d’apartheid ».

Enfin, ils demandent la levée des entraves instituées en France aux appels au boycott des produits israéliens.

L’été dernier, lors de sa présentation, plusieurs associations, responsables juifs français, sénateurs et députés s’étaient déjà indignés de cette proposition de résolution.

Les députés Renaissance Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée et présidente du groupe d’amitié France-Israël, et Sylvain Maillard, vice-président Renaissance à l’Assemblée et président du groupe d’études consacré à la lutte contre l’antisémitisme, avaient notamment déjà réagi.

Dans un communiqué, ils avaient décrit la résolution comme signe d’une « obsession malsaine que [les députes Nupes] veulent maintenant voir exposer au cœur de notre Assemblée ».

« Dans cette résolution, l’antisionisme le plus exacerbé se dispute avec l’antisémitisme », avaient-ils écrit, rapportant que l’utilisation de termes comme « groupe racial » ou « groupe ethnique » pour désigner des citoyens israéliens est « scandaleuse et insupportable ». « Comme le dénonce avec force la Licra, cela procède bien d’une ‘essentialisation racialiste’ qui de fait réhabilite la notion de ‘race juive’. »

Avant eux, le député socialiste/Nupes Jerôme Guedj ou encore la députée Renaissance Astrid Panosyan-Bouvet s’étaient eux aussi élevés contre cette initiative communiste.

Suite aux nombreuses indignations contre la proposition de résolution, une pétition initiée par le journaliste Yves Azeroual et le militant Gil Taieb (CRIF, FSJU) avait été lancée sur le site Change.org. Elle a recueilli à ce jour plus de 16 000 signatures.

Le parti La France insoumise, fondateur de la Nupes, a à plusieurs reprises été accusé de laxisme face à l’antisémitisme, encore récemment avec l’accueil à Paris de Jeremy Corbyn, ex-patron du Parti travailliste britannique exclu de son groupe parlementaire pour laxisme face à l’antisémitisme, par Danièle Obono et Danielle Simonnet, devenues députées.

Auparavant, le chef du parti, Jean-Luc Mélenchon, ou encore le militant d’extrême gauche Taha Bouhafs, condamné pour racisme l’an dernier et accusé d’agression sexuelle, avaient eux aussi été accusés d’accointances avec l’antisémitisme.

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