Libération de la femme qui a giflé le procureur lors du procès Tamimi
Rechercher

Libération de la femme qui a giflé le procureur lors du procès Tamimi

Une militante israélienne avait giflé le procureur mercredi pour exprimer sa solidarité avec Ahed Tamimi, condamnée pour avoir giflé un soldat

La Palestinienne Ahed Tamimi (D), 17 ans, arrivant pour le début de son procès au tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 13 février 2018. (Thomas Coex/AFP)
La Palestinienne Ahed Tamimi (D), 17 ans, arrivant pour le début de son procès au tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 13 février 2018. (Thomas Coex/AFP)

Le tribunal de première instance de Jérusalem a ordonné la libération conditionnelle d’une femme israélienne arrêtée pour avoir giflé un procureur militaire lors du procès de la jeune Palestinienne Ahed Tamimi, qui a été reconnue coupable d’avoir giflé et provoqué un soldat.

Le tribunal, cependant, retarde sa libération afin de permettre à la police d’interjeter appel.

La police avait demandé à prolonger la détention provisoire de l’Israélienne.

La sympathisante anonyme de Tamimi, qui n’a été présentée par la police que comme résidente du centre d’Israël âgée de 40 ans, a été immédiatement arrêtée et devait comparaître jeudi devant le tribunal de première instance de Jérusalem.

Lors de l’audience de mercredi, Tamimi a été condamnée à huit mois de prison après que le tribunal militaire d’Ofer a approuvé une négociation de plaidoyer dans laquelle elle a avoué avoir agressé un soldat de Tsahal, incité à la violence et provoqué des soldats à deux autres occasions.

Tamimi a été arrêtée il y a quatre mois après avoir été filmée en train de gifler et de bousculer des soldats de l’armée israélienne dans son village de Nebi Saleh, en Cisjordanie. La mère d’Ahed, Nariman et sa cousine Nour ont également été condamnés pour leur participation à l’incident du 15 décembre.

La jeune femme de 17 ans a également été filmée en train d’encourager les agressions contre les Israéliens, notamment les attaques au couteau.

La peine de Tamimi comprendra le temps déjà purgé depuis son arrestation quatre jours après l’altercation, ce qui signifie qu’elle doit être libérée cet été. Le verdict a également imposé une amende de 5 000 shekels.

Après la condamnation, Ahed a dit aux journalistes qu’il n’y a pas de justice sous occupation et que le tribunal dans lequel ils se trouvaient était illégal.

Nariman Tamimi a été condamnée à huit mois de prison, à une peine avec sursis et à une amende de 6 000 shekels (1 730 dollars) en vertu du même accord de plaidoyer pour des délits d’incitation, de provocation contre un soldat et de complicité dans l’agression d’un soldat.

Nour Tamimi a été condamnée à une amende de 2 000 shekels (580 dollars), à une peine de 16 jours de prison depuis son arrestation et à une peine avec sursis. Contrairement à sa tante et à sa cousine, la jeune fille de 21 ans avait été libérée de prison deux semaines après son arrestation en raison des accusations relativement mineures portées contre elle.

L’incarcération d’Ahed a attiré l’attention du monde entier, mettant en évidence l’image de l’adolescente en tant qu’icône palestinienne. Elle est devenue une cause célèbre pour les militants palestiniens, et des rassemblements ont été organisés en divers endroits pour demander sa libération.

De nombreux Palestiniens la considèrent comme une femme courageuse qui s’oppose au contrôle militaire exercé en Cisjordanie, tandis que les Israéliens accusent sa famille de l’utiliser comme un pion.

Nabi Saleh a souvent été le théâtre d’affrontements provoqués entre soldats israéliens et Palestiniens, en particulier les membres du clan Tamimi, qui a l’habitude d’organiser des provocations très médiatisées avec l’armée israélienne.

Jacob Magid et les agences ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...