La préfecture du Rhône interdit une manifestation de boycott d’Israël
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La préfecture du Rhône interdit une manifestation de boycott d’Israël

Le collectif Palestine 69 voulait manifester en marge d'un match de basket entre Asvel Lyon-Villeurbanne et Maccabi Rishon

Autocollant pour le boycott d'Israël accusant  le pays d'apartheid (Crédit : Tapash Abu Shaim/Palestine Solidarity Campaign UK/Facebook)
Autocollant pour le boycott d'Israël accusant le pays d'apartheid (Crédit : Tapash Abu Shaim/Palestine Solidarity Campaign UK/Facebook)

Les équipes de basket Asvel Lyon-Villeurbanne et Maccabi Rishon se rencontrent mercredi à 19h au stade Austroballe.

A l’occasion de cet événement sportif, le Collectif Palestine 69, « collectif de soutien au peuple palestinien », avait demandé l’autorisation de manifester le 27 janvier devant le stade de l’Astroballe.

Cette demande a été interdite par la préfecture du Rhône, rapporte le site Le Progrès.

Selon l’arrêté du préfet Michel Delpuech l’appel au boycott est « un délit constitutif de provocation à la discrimination ».

Pour rendre sa décision, le préfet s’est appuyé sur une décision de la Cour de cassation datant du 20 octobre 2015.

Cet arrêt rendu le 20 octobre dernier vient confirmer une précédente décision de la Cour d’appel de Colmar, estimant que « la provocation à la discrimination ne saurait entrer dans le droit à la liberté d’opinion et d’expression dès lors qu’elle constitue un acte positif de rejet se manifestant par l’incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce, les producteurs de biens installés en Israël ».

Le préfet a également souligné qu’une telle manifestation pourrait causer des « troubles à l’ordre public » du fait de la proximité de la plus grande communauté juive de l’agglomération.

Le collectif 69 a dénoncé cette décision comme constituant une entrave aux libertés publiques et a indiqué qu’il saisira le tribunal administratif.

D’autre part le collectif a appelé « à manifester contre l’état d’urgence, dont on voit bien qu’il devient l’instrument à dessein de basse politique. »

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