La violence à notre égard est devenue une « routine » – mouvement Drapeau noir
Rechercher

La violence à notre égard est devenue une « routine » – mouvement Drapeau noir

Des Israéliens se sont regroupés dans des dizaines d'endroits, samedi soir ; une femme a été agressée et légèrement blessée dans le nord du pays

Manifestations contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Herzliya, le 6 mars 2021. (Capture d'écran)
Manifestations contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Herzliya, le 6 mars 2021. (Capture d'écran)

Les manifestants qui réclament la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu se sont regroupés à des dizaines d’endroits dans tout le pays, samedi, lors de la 37è semaine de rassemblements dénonçant le Premier ministre en raison de ses mises en examen pour corruption et de sa gestion de la pandémie du coronavirus.

Des manifestations ont eu lieu aux abords de la résidence du Premier ministre à Jérusalem et près du domicile privé de Netanyahu, dans la ville côtière de Césarée. Un regroupement devait avoir aussi lieu à Hadera, près d’un site où Netanyahu devait organiser un rassemblement de campagne.

A Yavneel, près du lac de Tibériade, une manifestante a été agressée par un jeune et légèrement blessée. D’autres jeunes se sont battus avec des manifestants. Une enquête a été ouverte.

Le mouvement dit du Drapeau noir, organisateur des manifestations, a estimé que les violences contre les protestataires étaient devenues une nouvelle « routine ».

« Rien ne pourra arrêter l’accusé et ses partisans s’il s’agit de porter préjudice aux manifestations », a fait savoir l’organisation – elles sont plusieurs à l’origine de ces rassemblements – dans un communiqué. « Les cyber-activités, les violences physiques et les incitations à la violence, émises par la campagne de Netanyahu, sont devenues une routine ».

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Cela fait des mois de que les manifestants se regroupent régulièrement pour dénoncer Netanyahu et réclamer sa démission en raison de son procès pour corruption, pour fraude et pour abus de confiance.

Ils critiquent aussi la gestion de la pandémie par son gouvernement.

Netanyahu n’a cessé de clamer son innocence, affirmant que les mises en examen résultent d’un effort livré par ses adversaires politiques, les médias, la police et les procureurs afin de l’écarter du pouvoir.

L’Etat juif retournera aux urnes le 23 mars.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...