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L’Algérie, par la voix de Bouteflika, rend hommage à Simone Veil qui sauva de la mort 110 prisonniers algériens

Dans une émouvante lettre de condoléances, le président algérien s'adresse à la famille Veil : " le peuple algérien (...) n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées"

Simone Veil, ministre de la Santé, à droite, et Alice Saunier-Seite, secrétaire d'Etat aux Universités, devant l'Elysée, à Paris, le 10 août 1977. (Crédit : AFP)
Simone Veil, ministre de la Santé, à droite, et Alice Saunier-Seite, secrétaire d'Etat aux Universités, devant l'Elysée, à Paris, le 10 août 1977. (Crédit : AFP)

Les hommages suite au décès de Simone Veil, en voie de panthéonisation, ont afflué de toutes parts. Et c’est un hommage vibrant, venu d’Algérie, qui rappelle une nouvelle fois qui était Simone Veil, cette femme qui avant de prendre à bras le corps le dossier brûlant de l’avortement, avait croisé le fer avec François Mitterrand, alors impitoyable ministre de la Justice pour sauver des condamnés à mort algériens.

“C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle du décès de Simone Veil dont la vie passionnante aura été marquée autant par ses propres souffrances de la barbarie nazie, que par son engagement personnel admirable et inlassable contre toutes formes de déni de justice“ a écrit le président algérien Abdelazziz Bouteflika dans son message.

“Le peuple algérien a compté Simone Veil parmi les amis de ses justes causes. Il n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées durant la terrible tragédie nationale qu’il a vécue“ a-t-il ajouté.

Bouteflika fait ici référence au sort des prisonniers algériens durant la sanglante guerre de Libération ou d’Indépendance algérienne (1952/1962). Condamnés à la guillotine, leur sort est suspendu depuis le processus entamé par le général de Gaulle, appelé la « Paix des braves ».

Mais les militaires et directeurs d’établissement pénitentiaires français présents en Algérie n’entendent pas faire preuve de clémence à l’égard de ceux qu’ils considèrent comme de farouches ennemis coupables de tortures et de terrorisme. François Mitterand, alors ministre de la Justice, abonde en leur sens, et leur refuse sa clémence. Il en fait exécuter une quarantaine sur les 150 condamnés à mort.

Simone Veil est alors magistrate chargée des prisons, se souvient La Voix de l’Algérie.

« Se rendant dans les prisons [en 1959], elle fut très mal accueillie par les responsables pénitenciers, explique le journal algérien. Simone Veil doit résoudre un problème très compliqué, puisque tous les condamnés à mort devraient passer à la guillotine ».

« Elle finit par trouver un compromis, celui de les transférer en métropole pour leur éviter le couperet. »

Une action qui scellera une amitié éternelle entre Simone Veil et l’Algérie.

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