L’Arabie saoudite crée des ministères du Tourisme, de l’Investissement et Sports
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L’Arabie saoudite crée des ministères du Tourisme, de l’Investissement et Sports

Les réformes en cours en Arabie saoudite visent à préparer la plus grande économie arabe, ultradépendante de l'or noir, à une ère post-pétrolière

Le prince Mohammed Ben Salmane lors du sommet du G20 à Osaka, le 29 juin 2019. (Crédit : Mikhail Svetlov/Getty Images via JTA)
Le prince Mohammed Ben Salmane lors du sommet du G20 à Osaka, le 29 juin 2019. (Crédit : Mikhail Svetlov/Getty Images via JTA)

L’Arabie saoudite a annoncé mardi la création de trois nouveaux ministères dédiés au Tourisme, aux Sports et à l’Investissement, selon des décrets royaux qui font également état d’un remaniement ministériel.

Ces secteurs étaient dirigés par des instances publiques que le roi Salmane a transformées en ministères selon l’agence officielle saoudienne SPA.

Le royaume ultraconservateur tente de changer son image et de s’ouvrir au monde grâce à des réformes économiques, mais aussi dans les secteurs du divertissement et du tourisme.

Khaled al-Falih, ancien ministre de l’Energie remplacé en septembre par un des fils du roi Salmane, refait son entrée au gouvernement comme ministre de l’Investissement.

« Le retour de M. Falih, un administrateur expérimenté qui a été soudainement mis à l’écart, pourrait être une tentative de la part du roi Salmane de mieux contrôler les autorités liées aux investissements tout en leur donnant plus de pouvoir », analyse Ellen Wald, spécialiste du pays.

« Sous le prince héritier, le vaste Fonds d’investissement public a été souvent décrit comme prenant des décisions erratiques concernant les investissements », ajoute-t-elle.

Vision 2030

Un autre ministre est remplacé à la faveur du remaniement de mardi : Turki al-Chabanah, chargé de l’Information et nommé il y a seulement quelques mois.

Les réformes en cours en Arabie saoudite visent à préparer la plus grande économie arabe, ultradépendante de l’or noir, à une ère post-pétrolière. Elles sont portées par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Ryad a décidé en septembre d’octroyer des visas touristiques dans ce pays jusqu’alors uniquement ouvert aux hommes d’affaires et aux pèlerins musulmans se rendant dans les villes saintes de La Mecque et Médine.

Le royaume, qui doit accueillir le sommet du G20 en novembre, mise également sur le sport pour rayonner à l’international et a ainsi accueilli plusieurs compétitions de haut niveau dont le rallye Dakar 2020 en janvier.

Ce remaniement intervient au moment où Ryad, premier exportateur de brut dans le monde, peine à financer l’ambitieux plan du prince héritier Vision 2030. 

Et le nouveau coronavirus, qui fait trembler les marchés financiers et notamment ceux du pétrole, menace aussi l’économie des pays du Golfe, selon des experts.

L’Arabie saoudite tente aussi de redorer son blason international, après le meurtre en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi qui a mis à mal la réputation du prince héritier de 33 ans dont le pouvoir s’est accru.

Les ONG dénoncent régulièrement la répression des autorités saoudiennes contre les voix dissidentes, notamment des militantes pour les droits des femmes actuellement détenues pour avoir été en contact avec des organisations internationales.

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