L’armée frappe Gaza après des tirs de roquettes au centre et au sud d’Israël
Rechercher

L’armée frappe Gaza après des tirs de roquettes au centre et au sud d’Israël

Des raids ont ciblé des postes du Hamas et des "infrastructures souterraines", a noté Tsahal ; il n'y aurait eu ni dégâts, ni blessés

Des fumées et des flammes s'élèvent lors d'une attaque aérienne israélienne sur la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 18 août 2020. (SAID KHATIB/AFP)
Des fumées et des flammes s'élèvent lors d'une attaque aérienne israélienne sur la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 18 août 2020. (SAID KHATIB/AFP)

Des avions-chasseurs israéliens, des hélicoptères et des tanks ont mené des opérations dans la bande de Gaza dimanche avant l’aube, quelques heures après deux tirs de roquettes par les groupes terroristes provenant de la bande de Gaza et qui ont visé le sud et le centre d’Israël.

Ces frappes, a fait savoir l’armée, ont ciblé des « infrastructures souterraines et des postes militaires du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza ».

Les militaires avaient précédemment indiqué que l’une des roquettes qui avaient été tirées vers deux heures du matin avait déclenché les sirènes d’alarme dans la ville d’Ashdod et à travers toute la région de Shfela, dans le centre d’Israël, tandis que l’autre a atterri hors des limites municipales d’Ashdod. L’alerte n’a pas été activée dans ce cas.

Le système de défense antimissile du Dôme de fer a été activé pour intercepter les projectiles « conformément aux procédures en place », ont expliqué les soldats. Ils n’ont pas précisé si cette interception avait été réussie.

Ce sont des milliers de personnes qui se sont réfugiées, en toute hâte, dans les abris anti-aériens tandis que les résidents des villes et des villages du sud de Tel Aviv ont dit avoir entendu de puissantes explosions.

Il n’y aurait eu ni dégâts, ni blessés.

Ces tirs de roquettes ont eu lieu quelques jours après le premier anniversaire du meurtre du commandant du Jihad islamique Baha Abu al-Ata.

La mort d’Abu al-Ata, en date du 12 novembre 2019, avait entraîné une série féroce d’affrontements connue par les militaires sous le nom d’Opération ceinture noire. C’était aussi, la semaine dernière, l’anniversaire d’un raid des renseignements militaires qui avait mal tourné, le 11 novembre 2018, entraînant un vaste échange de tirs entre l’Etat juif et les groupes terroristes de la bande, ainsi que celui d’une campagne majeure et qui avait duré une semaine contre le Hamas au mois de novembre 2012 – un raid connu sous le nom d’Opération pilier de défense.

Le chef terroriste du Jihad islamique palestinien Baha Abu al-Ata assiste à un rassemblement dans la ville de Gaza, le 21 octobre 2016. (STR/AFP)

L’armée était passée en état d’alerte élevé mercredi dernier, envoyant des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires dans le sud d’Israël avant l’anniversaire. En plus d’un plus grand nombre de batteries anti-missiles du Dôme de fer dans le sud, les avions en provenance et à destination de l’Etat juif avaient semblé être redirigés vers les itinéraires de vol du nord de l’aéroport, pour les tenir éloignés de la bande de Gaza.

Ces changements dans la circulation aérienne – qui sont détectables avec un logiciel de suivi des avions commerciaux – surviennent généralement lorsqu’il y a des combats ou lorsque des violences sont susceptibles de survenir. Un porte-parole de l’Autorité des aéroports israélienne, à qui nous avons demandé une réaction, ne nous avait pas répondu au moment de l’écriture de cet article.

Abu al-Ata était un membre éminent du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien et le commandant des unités des Brigades Al-Quds dans le nord de Gaza. L’armée lui avait attribué la responsabilité de nombreuses attaques contre Israël dans les mois qui avaient précédé sa mort.

Il avait été tué, aux côtés de son épouse, lors d’une frappe de précision dans l’appartement dans lequel il vivait dans le quartier Shejaiya de Gaza City, après des mois de préparations du côté de l’armée.

Les organisations terroristes palestiniens ont pu se distinguer, dans le passé, en commettant des attentats à la veille de ce type d’anniversaire.

Même si l’Etat juif est impliqué dans des pourparlers en cours avec le groupe terroriste du Hamas concernant la conclusion d’un accord de cessez-le-feu à long terme, il y a eu, ces dernières semaines, une augmentation des violences émanant de Gaza.

Il y a deux semaines, un drone avait été envoyé depuis la bande dans l’espace aérien israélien. Il avait été abattu par les militaires. La semaine auparavant, une attaque à la roquette avait pris pour cible la ville israélienne d’Ashkelon. Un projectile avait été intercepté et l’autre était retombé dans un champ.

Le mois dernier, Tsahal avait également découvert ce que l’armée avait décrit comme étant un tunnel d’attaque reliant Gaza à Israël.

L’Etat juif a connu trois conflits majeurs contre les groupes terroristes de la bande depuis que le Hamas a pris le contrôle du secteur en 2007, ainsi que des dizaines d’échanges de tirs moins importants.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...