L’armée impose une fermeture partielle de Ramallah après l’attaque
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L’armée impose une fermeture partielle de Ramallah après l’attaque

La mesure suit la fusillade de dimanche par un membre des forces de sécurité palestiniennes, et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre

Les soldats israéliens inspectent une voiture palestinienne à un checkpoint près du village cisjordanien de Beit Furik, à l'est de Naplouse le 2 octobre 2015.. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)
Les soldats israéliens inspectent une voiture palestinienne à un checkpoint près du village cisjordanien de Beit Furik, à l'est de Naplouse le 2 octobre 2015.. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

Israël bloquait lundi l’entrée de Ramallah aux non-résidents de la ville de Cisjordanie, siège de l’Autorité palestinienne, à la suite d’une attaque commise la veille et qui a blessé trois soldats, a indiqué l’armée israélienne.

« Conformément à une évaluation de la situation à la suite de l’attaque à l’arme à feu commise hier à Beit-El, des mesures de sécurité ont été prises dans le secteur et seuls les résidents de Ramallah ont le droit d’entrer dans la ville », a déclaré une porte-parole de l’armée israélienne.

Cette décision concerne aussi les étrangers, a-t-elle déclaré.

Cette interdiction d’accès aux non-résidents sera maintenue en fonction de l’évaluation de la situation que feront les forces israéliennes, a-t-elle ajouté.

L’interdiction d’accès a également été annoncée dimanche soir par un officier de la liaison militaire palestinienne, qui a annoncé la mesure à l’agence de presse indépendante Maan.

« Toutes les personnes dont l’adresse permanente n’est pas située dans le gouvernorat de Ramallah – El-Bireh se verront refuser l’entrée jusqu’à nouvel ordre », a-t-il déclaré.

Photo d'illustration de l'encombrée place Manara, l'une des rues principales du centre ville de Ramallah. (Crédit : Michal Fattal/Flash90)
Photo d’illustration de l’encombrée place Manara, l’une des rues principales du centre ville de Ramallah. (Crédit : Michal Fattal/Flash90)

Néanmoins, plusieurs étrangers et locaux qui se rendaient à Ramallah pour travailler lundi n’ont rien noté d’extraordinaire pendant leur trajet vers la ville.

« Nous avons entendu la nouvelle hier soir, donc tout le monde a été surpris ce matin quand nous n’avons trouvé aucun checkpoint supplémentaire ? Les gens sont venus au bureau aujourd’hui de plusieurs endroits en Cisjordanie, de l’extérieur de Ramallah, sans aucun problème, ainsi que depuis Jérusalem. Il y a avait quand même beaucoup d’embouteillages hier soir », a déclaré une source au Times of Israel.

D’autres sources palestiniennes ont déclaré que l’armée israélienne appliquait des standards différents à divers checkpoints, ne laissant passer que les résidents de Ramallah à certains et à d’autres empêchant les habitants de la ville de sortir tout en laissant les non résidents entrer.

Une série de nouveaux checkpoints avait également été mise en place dans les sorites occidentales de la ville, selon ces sources, bien qu’il ne semble pas y avoir de changement de politique au checkpoint de Qalandiya.

La veille, un Palestinien qui travaillait comme garde pour le bureau du procureur général à Ramallah a ouvert le feu à un checkpoint situé juste à la sortie de la ville, près de l’implantation israélienne en Cisjordanie de Beit El, blessant trois soldats israéliens avant d’être abattu.

Le même checkpoint, régulièrement utilisé par les diplomates, les journalistes et les travailleurs humanitaires, a été fermé lundi matin, ainsi que d’autres entrées de la région.

Les véhicules étaient autorisés à entrer par au moins une route après avoir été fouillés, avec une longue file de voitures attendant de pouvoir passer.

La scène de l'attaque près de l'implantation de Beit El en Cisjordanie le dimanche 31 Janvier 2016 (Capture d'écran : Deuxième chaîne)
La scène de l’attaque près de l’implantation de Beit El en Cisjordanie le dimanche 31 Janvier 2016 (Capture d’écran : Deuxième chaîne)

Un grand nombre de Palestiniens, de travailleurs humanitaires et de diplomates se rendent à Ramallah quotidiennement pour travailler.

Une vague d’attaque palestinienne au couteau, à l’arme à feu ou à la voiture bélier a commence en octobre. La plupart des attaques ont été menées avec un couteau, bien qu’il y ait eu quelques fusillades.

L’AFP a contribué à cet article.

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