Israël en guerre - Jour 199

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L’Association du Barreau israélien se réjouit de l’impact de son nouvel accord signé avec le Barreau de New York

Yonit Calmanovich, la cheffe du département international de l'IBA, indique que la participation aux commissions de l'association new-yorkaise permettra d'influencer les réflexions sur l'antisémitisme ou sur le droit international

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Amit Becher, président de l'Association israélienne du Barreau, à gauche, et Richard Lewis, président de l'Association du Barreau de New York, signent un protocole d'accord entre leurs deux syndicats, le 4 mars 2024. (Autorisation :  New York State Bar Association)
Amit Becher, président de l'Association israélienne du Barreau, à gauche, et Richard Lewis, président de l'Association du Barreau de New York, signent un protocole d'accord entre leurs deux syndicats, le 4 mars 2024. (Autorisation : New York State Bar Association)

L’Association du Barreau israélien (IBA) et l’Association du Barreau de New York (NYSBA) ont récemment signé un accord prévoyant de renforcer la coopération dans la lutte contre les crimes de haine et dans la préservation de l’indépendance judiciaire. Ce qui, selon l’IBA, offrira aux avocats israéliens la capacité d’influencer davantage des questions juridiques déterminantes affectant Israël et la communauté juive aux États-Unis.

Cet accord va permettre aux avocats israéliens de rejoindre la NYSBA en bénéficiant de frais réduits et ils pourront ainsi adhérer aux commissions professionnelles de l’association. Ce faisant, les membres israéliens auront la capacité d’avoir une influence sur des problématiques telles que l’antisémitisme, les droits de l’Homme, le droit international et autres.

Dans la mesure où ces commissions ont le droit de soumettre des avis au Congrès américain, cela donnera aux juristes israéliens la possibilité d’apporter leur point de vue sur tous ces sujets au niveau national, commente Yonit Calmanovich, cheffe du département international de l’IBA, qui a été le moteur de cette nouvelle alliance.

Parmi les forums où la présence israélienne pourrait avoir un réel impact, la commission des droits civils et la commission du travail, où des problèmes liés à des discriminations antisémites ou anti-israéliennes peuvent être présentés, selon Calmanovich. Elle cite aussi la commission sur l’Éducation ainsi que plusieurs autres panels de la section internationale, comme celui consacré aux droits de l’Homme ou au droit international.

Le protocole d’accord qui a été signé en date du 4 mars prévoit de renforcer la coopération « dans la lutte contre les crimes de haine, dans la lutte contre les discriminations entraînées par les préjugés et dans le combat contre les haines identitaires ».

Il a été conclu pendant une visite d’une délégation de premier plan de l’IBA à New York, une délégation dans laquelle se trouvaient Yoram Danzinger, ancien juge à la Cour suprême israélienne ; Avichai Mandelblit, ancien procureur-général ; Amit Becher, le président de l’Association du Barreau israélien et Calmanovich.

Yonit Calmanovich. (Crédit : Association du Barreau d’Israël)

L’antisémitisme, à New York City et dans ses environs, connaît une recrudescence depuis plusieurs années et il a explosé dans le sillage des atrocités qui ont été commises par les hommes armés du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, et de la guerre qui a suivi à Gaza.

Selon l’Anti-Defamation League (ADL), le nombre d’incidents antisémites enregistrés dans les trois mois qui ont suivi le 7 octobre, dans tous les États-Unis, est presque le nombre total d’incidents qui avaient été enregistrés pour toute l’année 2022. La police de New York, pour sa part, a rapporté que les incidents anti-juifs dans la ville avaient été multipliés par deux dans les quatre mois qui ont suivi l’attaque terroriste meurtrière.

La délégation a évoqué le sujet pendant son séjour à New York, rencontrant de hauts-responsables de la police qui ont souligné les efforts livrés pour lutter contre le phénomène et pour protéger la communauté juive de New York.

La délégation s’est aussi entretenue avec des personnalités du milieu juridique, notamment avec la procureure-générale Letitia James et l’ancien procureur fédéral Dan Goldman, qui est devenu membre au Congrès. Les avocats israéliens ont aussi discuté avec des activistes de la communauté juive américaine et avec des professeurs de droit de premier plan de New York.

L’accord qui a été conclu engage également les deux associations à renforcer leur coopération en soutien « à l’état de droit », soulignant « combien l’indépendance du système judiciaire est importante aux États-Unis et en Israël » – une allusion faite au projet de refonte radicale du système de la justice israélien, dorénavant en suspens, qui avait été avancé par le gouvernement de droite, d’extrême-droite et religieux au pouvoir et qui, selon de nombreux experts nationaux et internationaux, représentait une menace grave pour la démocratie israélienne.

Becher était un opposant fervent à ce projet et sa victoire aux élections à la présidence de l’Association, au mois de juin dernier, avait garanti qu’une majorité libérale serait préservée au sein de la Commission de sélection judiciaire, face aux représentants de la coalition au pouvoir.

« Je suis reconnaissant à l’égard du président de l’Association du Barreau israélien, Amit Becher, qui a eu la clairvoyance de forger cette alliance avec nous. J’admire le combat qu’il mène avec ses collègues au nom de l’indépendance judiciaire » en Israël, avait commenté le président de la NYSBA, Richard Lewis, lors de la cérémonie de signature de l’accord.

Dans un communiqué conjoint, Becher et Calmanovich ont indiqué que le renforcement des liens professionnels avec la NYSBA était « d’une importance formidable pour faire avancer la diplomatie publique nationale israélienne » et pour le renforcement des relations entre les deux instances.

Ils ont dit que dans leurs rencontres avec les officiels de l’état, avec les responsables du gouvernement et avec les membres des facultés de droit, ils avaient abordé des sujets déterminants tels que « l’importance d’une autorité » judiciaire indépendante, ce qui est l’une des caractéristiques du régime démocratique en Israël, tout en soulignant le rôle vital tenu par le système judiciaire israélien dans la préservation des droits de l’Homme, de la liberté d’expression et de l’état de droit – « ce qui est d’autant plus le cas en temps de guerre », ont-ils ajouté.

Becher et Calmanovich ont déclaré espérer que « ces efforts entrepris par la NYSBA nous feront avancer d’un pas sur la question de la nécessaire remise en liberté des otages détenus à Gaza et qu’ils aideront à renforcer le positionnement de l’État d’Israël en tant que démocratie forte et solide ».

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