Le cabinet de sécurité tient désormais ses réunions dans un bunker souterrain
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Le cabinet de sécurité tient désormais ses réunions dans un bunker souterrain

Le Premier ministre a décidé que les discussions auraient désormais lieu dans un nouveau site sécurisé de Jérusalem, indiquant une sensibilité accrue concernant ces entretiens

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre), le ministre de la Défense Avigdor Liberman et le chef d'état-major de l’armée, Gadi Eizenkott, assistent à une réunion du cabinet de sécurité au siège de l’armée à Tel Aviv, le 10 février 2018 (Ariel Hermony / Ministère de la Défense)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre), le ministre de la Défense Avigdor Liberman et le chef d'état-major de l’armée, Gadi Eizenkott, assistent à une réunion du cabinet de sécurité au siège de l’armée à Tel Aviv, le 10 février 2018 (Ariel Hermony / Ministère de la Défense)

Le cabinet de sécurité de haut niveau d’Israël tiendra désormais ses réunions dans un nouveau bunker souterrain spécialement construit à Jérusalem.

Le changement de lieu – les réunions du cabinet de sécurité ont généralement lieu au bureau du Premier ministre à Jérusalem – pourrait signaler une sensibilité accrue concernant le contenu des discussions à venir. Certains observateurs des médias israéliens ont suggéré qu’il pourrait indiquer des préparatifs à une possible escalade des hostilités avec l’Iran.

Les discussions tenues dans le bunker sécurisé – connu sous le nom de Centre de management national – pourraient également prévenir toute fuite dans les médias.

La décision de déplacer les réunions dans ce bunker a été prise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Deux réunions regroupant les 11 membres du cabinet y ont déjà eu lieu. Une troisième était prévue pour mercredi, a indiqué la radio militaire.

Suite aux récents succès militaires d’Israël, y compris la frappe de l’armée de l’air sur une base iranienne en Syrie il y a deux semaines, le cabinet définirait actuellement les lignes rouges qu’adopteraient Israël à l’égard de l’Iran et de la Syrie.

Pendant deux heures, tôt le 10 mai, les chasseurs israéliens F-15 et F-16 ont évité « des dizaines de missiles » et largué « plusieurs dizaines » de bombes sur plus de 50 cibles iraniennes à travers la Syrie. La campagne a été surnommée « Opération Château de cartes » et visait à affaiblir la présence militaire de l’Iran dans le pays.

Ces frappes sont survenues alors que 32 roquettes avaient été tirées par les troupes iraniennes en Syrie sur les hauteurs du Golan, selon des chiffres de l’armée de l’air israélienne. Aucune d’entre elles n’a néanmoins frappé le territoire israélien.

Lors d’une réunion peu après l’attaque, le cabinet de sécurité avait discuté de la meilleure façon de procéder, a rapporté Hadashot.

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