Le Fonds national palestinien classé sur la liste noire des groupes terroristes
Rechercher

Le Fonds national palestinien classé sur la liste noire des groupes terroristes

Avigdor Liberman a invoqué la loi anti-terrorisme de 2016 contre cette organisation qui fait passer « des dizaines de millions de shekels » aux prisonniers palestiniens et à leurs familles chaque mois

Des Palestiniens célébrant la troisième libération de prisonniers de décembre 2013 (Crédit : Issam Rinawi/Flash 90)
Des Palestiniens célébrant la troisième libération de prisonniers de décembre 2013 (Crédit : Issam Rinawi/Flash 90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré que le « Fonds national palestinien » était une organisation terroriste. Il a accusé cette organisation affiliée à l’Autorité palestinienne de fournir un « soutien massif » aux terroristes et de faire passer « des dizaines de millions de shekels » aux prisonniers palestiniens et à leurs familles chaque mois.

« Ce fonds joue un rôle crucial dans le soutien financier des terroristes palestiniens emprisonnés en Israël, et c’est le vecteur le plus important en ce qui concerne le transfert de fonds », a déclaré Liberman dans un communiqué.

Le Fonds national palestinien serait en possession de milliards de dollars de la part de divers donateurs arabes et de rentes de plusieurs investissements. Il est dirigé par Ramzi Elias Yousef Khoury, un membre haut-placé de l’Autorité palestinienne.

Il y a très peu de transparence et de supervision dans la gestion de ce fonds, qui est, en fin de compte, contrôlée par le président de l’AP Mahmoud Abbas, ce qui lui donne de l’influence et du pouvoir.

Selon une fiche signalétique de l’ambassade palestinienne en Italie, les « revenus du fonds proviennent de contributions financières de la part des gouvernements arabes et d’individus, qui ont été assez conséquentes par le passé ».

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, au centre, pendant une visite de l'usine des Industries militaires israéliennes, le 4 janvier 2017. (Crédit : Roy Alima/Flash90)
Avigdor Liberman, ministre de la Défense, au centre, pendant une visite de l’usine des Industries militaires israéliennes, le 4 janvier 2017. (Crédit : Roy Alima/Flash90)

Afin de pouvoir classer le fonds comme organisation terroriste, Liberman a invoqué la loi de 2016 « Lutter contre le terrorisme ».

Le ministre de la Défense a déclaré qu’Israël prendra les mesures nécessaires pour saisir « les moyens financiers et matériels » du fonds afin d’empêcher le soutien du terrorisme.

Le Fonds national palestinien subventionne les familles des terroristes tués dans des attentats qu’ils ont perpétrés, mais aussi des terroristes actuellement incarcérés dans les prisons israéliennes. Plus la peine est longue, plus la somme perçue mensuellement par l’AP est importante.

Les chefs de l’Autorité palestinienne sont transparents quant aux salaires et autres allocations octroyées aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, y compris ceux qui ont été accusés par des tribunaux civiles israéliens de meurtre et de terrorisme, ainsi qu’aux familles, s’ils ont été tués dans les attentats qu’ils commettaient.

En accord avec la loi palestinienne, Ramallah octroie près de 170 millions de dollars par an aux prisonniers et aux familles des terroristes. L’allocation mensuelle des terroristes augmente avec la durée de la peine. Selon MEMRI, les allocations varient entre 364 dollars par mois pour une peine de trois ans et 3 120 dollars par mois pour une peine de 30 ans ou plus. 78 dollars supplémentaires sont alloués aux terroristes de Jérusalem, et 130 dollars au terroristes arabes israéliens.

La question du soutien financier apporté aux terroristes et à leurs familles par l’AP a été soulevée par le congrès américain. Le sénateur américain Lindsey Graham a déposé la semaine dernière un projet de loi pour mettre fin au financement de l’AP au regard de cette pratique.

Ce projet de loi, connu sous le nom de Taylor Force Act, a été introduit l’an dernier par Graham avec l’ancien sénateur républicain de l’Indiana Dan Coats et le sénateur républicain du Missouri Roy Blunt. Il a été déposé devant la Commission des Affaires étrangères au Sénat mais n’a jamais été soumis au vote.

Taylor Force, 29 ans, étudiant en thèse à l’université Vanderbilt, a été tué le 8 mars 2016 dans une attaque terroriste à Jaffa. (Crédit : Facebook)
Taylor Force, 29 ans, étudiant en thèse à l’université Vanderbilt, a été tué le 8 mars 2016 dans une attaque terroriste à Jaffa. (Crédit : Facebook)

Ce projet de loi a été nommé d’après un ancien officier de l’armée américain Taylor Force, qui a été poignardé à mort en mars 2016 par un terroriste palestinien durant un séjour à Tel Aviv. Force était diplômé de l’université Vanderbilt, et voyageait avec d’autres étudiants dans le cadre d’un programme pour étudier l’entreprenariat à l’international.

« Pourquoi est-ce que l’Autorité palestinienne paye les jeunes palestiniens pour commettre des actes terroristes contre des américains comme Taylor Force ou contre des Israéliens ? Les Palestiniens doivent décider : est ce qu’ils condamnent ces actes ignobles ou est-ce qu’ils les récompensent ? », dit-il.

L’an dernier, le département du développement international du gouvernement britannique a gelé une part des aides allouées à l’Autorité palestinienne, parce qu’il soupçonnait que ces aides ne servent à subventionner les terroristes palestiniens inculpés.

En septembre 2016, le gouvernement allemand a admis pour la première fois que l’Autorité palestinienne soutient les terroristes et leurs familles et s’est engagé à étudier la question.

Comme indiqué dans le Times of Israel, le ministre des Affaires étrangères à Berlin a répondu aux questions répétées d’un député de l’opposition, en admettant que les fonds alloués aux prétendus « martyrs » et aux Palestiniens écroués dans les prisons israéliennes pour des crimes liés à la sécurité ne proviennent pas uniquement de l’Organisation pour la Libération de la Palestine, mais également du budget de l’AP.

L’Allemagne soutient annuellement l’AP à raison de 160 millions d’euros par an, mais soutient que cet argent n’est destiné qu’à des projets de développement et ne « salarie » pas les détenus palestiniens ni les proches des terroristes.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...