Le gouvernement adopte un budget prévisionnel de 11 MDS de NIS supplémentaires
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Le gouvernement adopte un budget prévisionnel de 11 MDS de NIS supplémentaires

Des fonds iront pour la défense, les handicapés, les yeshivot, l'alyah et l'éducation ; le ministre des Finances dit travailler sur la proposition 2021 pour le budget

Le ministre des Finances Israel Katz tient une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 1er juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Israel Katz tient une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 1er juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le gouvernement a approuvé l’ajout de 11 milliards de shekels au budget provisoire de l’État tôt jeudi matin, dans un rare moment d’accord après des mois d’impasse qui ont failli aboutir à des élections anticipées et pourraient encore déclencher un vote national.

Selon la décision, 3 milliards de shekels seront ajoutés au budget de la Défense, 900 millions iront aux allocations pour les handicapés, et 180 millions serviront à faire venir des Juifs éthiopiens en Israël.

D’autres fonds seront consacrés au renforcement des implantations, à la cartographie des constructions palestiniennes illégales dans la zone C de Cisjordanie, à l’éducation sioniste religieuse et aux yeshivot, à d’autres projets d’éducation, ainsi qu’aux communautés druze, éthiopienne et circassienne.

Le plan prévoit également des fonds pour aider les nouveaux immigrants en Israël et pour des projets d’énergie renouvelable, des pistes cyclables et des transports publics, le bien-être des animaux, des livraisons de nourriture pour les nécessiteux avant les grandes fêtes et des programmes de soutien aux petites et moyennes entreprises.

En outre, un plan a été approuvé, définissant les dépenses et les revenus attendus du gouvernement pour les trois prochaines années, selon lequel les impôts augmenteront en 2021-2023 et les dépenses réduites pour combler un déficit de 50 milliards de shekels.

Le débat sur le budget a été une question clé dans un différend entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense de Kakhol lavan, partenaire de la coalition, Benny Gantz. Le mois dernier, la Knesset a accepté un compromis visant à reporter la date limite d’adoption du budget, retardant ainsi la possibilité que les Israéliens se rendent aux urnes pour la quatrième fois depuis avril 2019.

Les partenaires de la coalition se sont battus pour savoir si le gouvernement devait adopter un budget incluant 2021, comme stipulé dans l’accord de coalition et soutenu par Gantz, ou un budget ne couvrant que le reste de l’année 2020, comme le Likud le réclame avec insistance en raison de l’incertitude causée par la pandémie.

Kakhol lavan a accusé Netanyahu de tenter délibérément de violer l’accord de coalition avec sa demande soudaine d’un budget d’un an afin de se laisser une fenêtre d’avenir lors des négociations budgétaires de l’année prochaine pour dissoudre le gouvernement. Cela lui permettrait d’éviter d’avoir à céder le poste de Premier ministre à Gantz en novembre 2021, comme le stipule l’accord de coalition.

Mais alors que le bord de la falaise budgétaire se profilait à l’horizon, d’autres questions semblaient être au cœur du conflit, les parties se disputant la nomination des hauts responsables de l’application des lois et l’équilibre des pouvoirs au sein de la coalition d’unité dysfonctionnelle.

Le ministre de la Défense Benny Gantz (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du plénum de la Knesset, le 24 août 2020. (Bureau du porte-parole de la Knesset)

L’absence de budget signifie que le gouvernement fonctionne selon le budget 2019, limité à dépenser chaque mois 1/12e des fonds de l’année dernière.

La décision de jeudi ne constitue pas un vote du budget. Normalement, un budget annuel de l’État augmente automatiquement d’année en année, puis des ajustements sont effectués. Cette année, aucun budget n’a été adopté. La décision de mercredi soir vise donc à tenir compte de la croissance budgétaire automatique qui devait se produire si un budget avait été adopté.

M. Netanyahu a salué cette initiative, la qualifiant de « nouvelle importante pour tous les citoyens israéliens et les populations dans le besoin ».

Le ministre des Finances, Israel Katz, a déclaré que cette décision permettrait aux ministères de reprendre pleinement leurs activités.

« C’est le moment de travailler en pleine coopération et de faire preuve de solidarité et de sensibilité sociale, d’aider les indépendants, les salariés et les chefs d’entreprise à surmonter la crise du coronavirus, et de pousser l’économie vers la croissance », a-t-il déclaré.

Gantz a remercié Katz pour sa collaboration, ainsi que Netanyahu et d’autres ministres, mais a ajouté que l’absence d’un budget officiel de l’Etat « paralysait et nuisait à la solidité financière d’Israël et créait une incertitude pour l’économie.

« Demain matin, nous devons immédiatement commencer à travailler sur un budget 2021 », a déclaré M. Gantz. « Ce n’est pas une question politique, c’est une question fondamentale pour l’économie et la bonne gestion d’un pays. J’en appelle au Premier ministre et au ministre des Finances – c’est le moment de prouver aux citoyens d’Israël que nous sommes là pour eux et non pour de la petite politique. La confiance du public en nous doit être rétablie. »

Katz a ensuite déclaré à la radio de l’armée qu’il avait en effet chargé le ministère des Finances de préparer un budget pour 2021 « dès que possible ».

La date limite pour l’adoption d’un budget complet a été repoussée à décembre, avant laquelle les luttes intestines au sein de la coalition devraient à nouveau s’intensifier.

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