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Le groupe État islamique accuse Israël d’avoir tué un chef djihadiste dans le Sinaï

Le groupe terroriste affirme qu’Abou Omar al-Ansari a été tué alors que l’armée égyptienne intervenait dans la partie nord du désert, avec le soutien aérien israélien

Dans la province du Sinaï, des hommes affiliés à l’État islamique, s'entraînent au maniement des armes, le 6 février 2016 (Crédit : Illustration Telegram.me/HaiAlaElJehad5 via MEMRI)
Dans la province du Sinaï, des hommes affiliés à l’État islamique, s'entraînent au maniement des armes, le 6 février 2016 (Crédit : Illustration Telegram.me/HaiAlaElJehad5 via MEMRI)

L’organisation terroriste État islamique a affirmé jeudi que l’armée de l’air israélienne avait contribué à l’assassinat d’un chef de groupe djihadiste local dans le désert du Sinaï, en Égypte, en avril dernier.

Dans son hebdomadaire al-Naba, l’État islamique a déclaré qu’Abou Omar al-Ansari, chef militaire de la province autoproclamée du Sinaï du groupe terroriste, avait été tué par des « avions juifs » dans le cadre d’une opération menée par l’armée égyptienne contre le groupe.

L’information indique que les avions et drones israéliens ont intensifié le soutien aérien à l’armée égyptienne durant le mois dernier, en appui à la lutte contre les membres du groupe djihadiste dans la partie nord de la péninsule du Sinaï, près de la frontière avec la bande de Gaza.

« Cela limite considérablement la capacité des moudjahidines à se déplacer et à manœuvrer », indique une source proche des milieux de la sécurité citée dans la publication de l’État islamique.

La date et le lieu de la mort d’al-Ansari ne sont pas connus.

L’Égypte lutte contre une insurrection dirigée par l’État islamique dans le Sinaï, qui s’est intensifiée après que l’armée a renversé un président islamiste, élu mais controversé, en 2013. Les terroristes ont mené des dizaines d’attentats, visant principalement les forces de l’ordre égyptiennes et les Chrétiens.

Samedi, des terroristes présumés de l’État islamique ont fait exploser un gazoduc dans le nord du Sinaï.

En 2018, il s’était dit que des drones, avions de combat et hélicoptères de combat israéliens avaient effectué plus d’une centaine de frappes aériennes contre des terroristes affiliés à l’État islamique sur une période de deux ans dans le secteur, près de la frontière israélienne.

La coordination sécuritaire entre Jérusalem et Le Caire est étroite mais impopulaire en Égypte, en dépit d’une trentaine d’années de paix officielle. Afin de conserver à la coopération un caractère confidentiel, les avions israéliens [qui interviennent] sont dépourvus de marquage, empruntant parfois des itinéraires indirects dans le but de dissimuler l’origine des frappes, indiquait le New York Times à l’époque.

Responsables israéliens et égyptiens ont refusé de confirmer ou commenter ces informations.

La rédaction du Times of Israel et les agences ont contribué à cet article.

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