Le Hamas paie les familles de Gazaouis tués lors des affrontements avec Israël
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Le Hamas paie les familles de Gazaouis tués lors des affrontements avec Israël

Les proches des victimes reçoivent 3 000 dollars, les Palestiniens blessés reçoivent 200 à 500 dollars d'indemnisation

Les dirigeants du groupe terroriste du Hamas ont diffusé les images des membres de son aile militaire qui, ont-ils reconnu, figurent parmi les 16 Gazaouis tués par des tirs israéliens durant des affrontements le long de la barrière de sécurité, le 30 mars 2018.
Les dirigeants du groupe terroriste du Hamas ont diffusé les images des membres de son aile militaire qui, ont-ils reconnu, figurent parmi les 16 Gazaouis tués par des tirs israéliens durant des affrontements le long de la barrière de sécurité, le 30 mars 2018.

Le groupe terroriste palestinien du Hamas qui dirige la bande de Gaza a indemnisé jeudi les familles des Palestiniens tués lors d’affrontements avec les forces israéliennes à la frontière.

Dans un communiqué, un porte-parole des dirigeants de Gaza s’est engagé à verser 3 000 dollars aux proches des personnes tuées par les tirs israéliens. Les Palestiniens blessés par les soldats israéliens dans les affrontements recevraient également une indemnisation de 200 à 500 dollars de la part du groupe terroriste, en fonction du degré de gravité des blessures, a dit le porte-parole du Hamas.

Le groupe terroriste a commencé à verser l’argent jeudi, selon les médias palestiniens.

Au moins 18 Palestiniens auraient été tués lors des affrontements de la semaine dernière. Lors de l’incident le plus récent, jeudi matin, Tsahal a déclaré qu’un homme armé palestinien qui s’approchait de la frontière avait été pris pour cible par des avions israéliens.

Vendredi, plus de 30 000 Palestiniens ont manifesté le long de la frontière de Gaza dans ce qu’Israël décrit comme une émeute orchestrée par le groupe terroriste du Hamas et ce que les Palestiniens appellent une manifestation pacifique.

Le leader du groupe terroriste islamiste du Hamas, Yihya Sinwar, crie des slogans et brandit le geste de victoire alors qu’il participe à une manifestation près de la frontière avec Israël à l’est de Jabaliya au nord de la bande de Gaza, le 30 mars 2018 (AFP / Mohammed ABED)

Des manifestations violentes ont été organisées tous les jours depuis la manifestation de masse de vendredi, bien qu’à un niveau beaucoup plus restreint, impliquant généralement quelques dizaines de personnes. Néanmoins, l’armée est restée en état d’alerte dans la région parce qu’elle craignait que les groupes terroristes ne puissent tirer parti des tensions et perpétrer des attentats.

Il y avait des divergences dans les rapports palestiniens sur le nombre de morts à Gaza à partir de vendredi. Alors que le Hamas affirmait lundi que 18 personnes avaient été tuées, l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne en comptait 16, et un certain nombre d’autres sont décédés au cours des jours suivants. Israël n’a pas de chiffres officiels sur le nombre de morts. Plus de 1 000 personnes auraient été blessées, mais ce chiffre n’est pas non plus vérifiable.

Samedi, Tsahal a identifié et présenté en détail 10 des personnes tuées comme faisant partie de groupes terroristes, dont le Hamas. Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui cherche ouvertement à détruire Israël, avait auparavant reconnu que cinq d’entre eux en étaient membres. Le Jihad islamique en a revendiqué un 11e.

Le porte-parole de Tsahal, le brigadier général Ronen Manelis, a déclaré samedi que tous ceux qui ont été tués étaient impliqués dans des actes de violence. Manelis a déclaré vendredi soir que l’armée avait été confrontée à « une violente manifestation terroriste à six endroits » le long de la clôture. Il a déclaré que Tsahal utilisait des « tireurs d’élite » partout où il y avait des tentatives de violation ou d’endommagement de la clôture de sécurité.

L’annonce du Hamas concernant l’indemnisation est arrivée alors que les Palestiniens se préparent à manifester à nouveau le long de la clôture de sécurité de Gaza vendredi.

Avant les manifestations, les Palestiniens ont amassé des pneus qu’ils prévoient de brûler, ce qui créerait un écran de fumée, protégeant les manifestants – et, selon Tsahal, les terroristes – contre les tireurs d’élite de l’armée.

Un jeune Palestinien collecte de l’argent et des pneus à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 4 avril 2018. (Saïd Khatib/AFP)

Les Palestiniens collectent également des miroirs qu’ils espèrent utiliser pour aveugler et perturber les tireurs d’élite. Des bulldozers et d’autres engins lourds ont été utilisés à l’intérieur de Gaza pour construire des talus derrière lesquels les Palestiniens peuvent se cacher pendant les émeutes.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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