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Le Hezbollah annonce la mort de 4 de ses combattants

Selon Tsahal, ses avions de chasse ont frappé deux cibles à Beit Lif

Vue depuis une position dans le nord d'Israël, le long de la frontière avec le Liban, le 21 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Vue depuis une position dans le nord d'Israël, le long de la frontière avec le Liban, le 21 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

L’armée israélienne dit avoir mené des frappes aériennes sur des bastions du Hezbollah dans le sud Liban, vendredi, qui auraient causé la mort de quatre membres de l’organisation terroriste libanaise soutenue par l’Iran. Ces frappes ont été menées en riposte à des tirs de roquettes en provenance du Liban.

Les deux cibles des avions de chasse, à Beit Lif, étaient occupées par des membres du Hezbollah, a précisé l’armée israélienne. Une autre cible a été frappée à Deir Aames.

Le Hezbollah a donné le nom des quatre membres tués « sur la route de Jérusalem », terme employé pour désigner les agents tués dans des frappes israéliennes.

Leur mort porte le bilan des morts de l’organisation terroriste à 171 depuis le 8 octobre dernier, date à laquelle les forces dirigées par le Hezbollah ont commencé à attaquer quotidiennement les communautés israéliennes et postes militaires proches de la frontière, officiellement en soutien à Gaza et à l’organisation terroriste du Hamas en guerre contre Israël, depuis le massacre du 7 octobre.

La plupart des morts du Hezbollah se sont produites au Liban, plus quelques unes en Syrie, auxquelles s’ajoutent au Liban 20 membres d’autres organisations terroristes, un soldat libanais et 19 civils au moins, dont trois journalistes.

Les attaques du Hezbollah contre Israël ont eu pour conséquence l’évacuation de la quasi-totalité des habitants des villes proches de la frontière.

Israël a riposté en s’en prenant aux cellules du Hezbollah sur le point d’attaquer et en bombardant à plusieurs reprises les infrastructures – postes d’observation et centres de commandement – de l’organisation terroriste au Liban.

Des réservistes israéliens participent à un exercice militaire sur le plateau du Golan, le 24 janvier 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

A ce jour, les escarmouches à la frontière ont entraîné la mort de six civils côté israélien, ainsi que de neuf soldats et réservistes de Tsahal. Plusieurs attaques en provenance de Syrie n’ont fait aucun blessé.

Vendredi, plusieurs roquettes ont été tirées depuis le Liban dans le secteur du mont Hermon, dans le nord d’Israël, et l’armée israélienne a riposté en bombardant les sites de lancement avec de l’artillerie.

Plus tard, un avion de chasse de l’armée de l’air israélienne a bombardé un bâtiment utilisé par l’organisation terroriste à Bint Jbeil. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un autre bâtiment avait été bombardé à Khiam, avait indiqué l’armée.

Le Hezbollah tente de s’en prendre aux défenses aériennes d’Israël par des attaques dans le secteur du mont Hermon. Jeudi, il a lancé deux drones chargés d’explosifs depuis le Liban, qui ont touché des zones désertes non loin de la communauté de Kfar Blum, dans le nord d’Israël, sans faire de blessés ni de dégâts.

Le Hezbollah souhaitait anéantir une des batteries du système de défense aérienne Dôme de fer. Jeudi toujours, le Hezbollah a revendiqué des tirs de projectiles sur des positions militaires israéliennes près de la communauté de Shlomi et dans le secteur du mont Dov.

Plus tôt dans la semaine, le Hezbollah avait tiré des projectiles qui ont endommagé une importante base chargée du contrôle aérien de Tsahal, deuxième attaque de ce type contre la base du mont Meron en l’espace de quelques semaines.

L’organisation terroriste a fait savoir que ces attaques étaient la réponse « aux assassinats récents et attaques répétées contre des civils » au Liban et en Syrie.

L’armée israélienne a confirmé ces attaques, mardi, ajoutant que l’infrastructure de la base avait souffert de légers dommages.

Vue depuis le Moshav Shtula : Une tour d’observation érigée par l’organisation terroriste du Hezbollah dans le sud Liban. (Crédit : Dafna Talmon)

Les violences se poursuivent à la frontière au moment même où les diplomates font tout pour éviter un conflit ouvert avec le Hezbollah. Israël a fait savoir qu’il n’aurait d’autre choix que d’employer la force contre le Hezbollah si les pourparlers échouaient et qu’il n’y avait pas d’autre moyen de permettre aux habitants évacués des communautés frontalières du nord de revenir chez eux.

La résolution 1701 de l’ONU, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban en 2006, exigeait que le Hezbollah reste à l’écart de la frontière, mais l’armée libanaise et l’ONU ne l’ont jamais appliquée. Face à la montée des violences, Israël fait pression pour que des alliés ayant des liens étroits avec le Liban, comme la France, interviennent.

Ce mois-ci, Washington a dépêché l’envoyé spécial Amos Hochstein dans la région, dans le cadre de son action diplomatique pour apaiser les tensions. Fortement impliqué dans les pourparlers qui ont abouti à la démarcation d’une frontière maritime entre Israël et le Liban en 2022, Hochstein s’est entretenu avec des responsables libanais et israéliens à l’occasion de ce déplacement.

La semaine dernière, les autorités libanaises ont déclaré que le Hezbollah avait refusé la première proposition de Washington de mettre fin aux affrontements avec Israël et d’éloigner ses hommes armés de la frontière, mais qu’il restait ouvert aux initiatives de la diplomatie américaine pour éviter une guerre ruineuse.

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