Israël en guerre - Jour 192

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Le Hezbollah tire des roquettes et missiles antichar sur le nord d’Israël

Aucun blessé n'a été signalé ; Tsahal a riposté par des bombardements ; Les autorités militaires nient l'existence d'une date butoir pour l'accord sur le reflux du Hezbollah loin de la frontière

Cette photo prise depuis le nord d'Israël montre un avion de chasse de l'armée de l'air israélienne en train de survoler la zone frontalière avec le sud du Liban le 6 mars 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Cette photo prise depuis le nord d'Israël montre un avion de chasse de l'armée de l'air israélienne en train de survoler la zone frontalière avec le sud du Liban le 6 mars 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Jeudi, le Hezbollah a tiré plusieurs salves de roquettes et de missiles sur des communautés du nord d’Israël et des bases militaires, signe que le groupe terroriste continuait de mener des attaques en solidarité avec la bande de Gaza.

Le Hezbollah a fait savoir que l’une de ses attaques de jeudi était une réplique au bombardement israélien sur la ville libanaise de Dhayra, lequel aurait fait un mort parmi les civils.

L’armée israélienne a riposté par des tirs d’artillerie sur les pas de tir des roquettes et de missiles, au moment même où une source affirmait que Jérusalem avait fixé au 15 mars la date butoir pour la conclusion d’un accord éloignant l’organisation terroriste soutenue par l’Iran du Sud-Liban.

Aucun blessé n’est à déplorer suite aux attaques du Hezbollah de jeudi, même si, selon les autorités locales, une maison située dans la zone frontalière de Metula a été endommagée par un missile antichar.

Jeudi matin, le Hezbollah a déclaré avoir ciblé un site de Tsahal au sud de la communauté frontalière de Rosh Hanikra. Selon Tsahal, une dizaine de roquettes ont été lancées, dont neuf ont été abattues par le système de défense aérienne Dôme de fer.

Depuis l’attaque terroriste du 7 octobre à l’origine de la guerre entre Israël et le Hamas, les forces dirigées par le Hezbollah s’en prennent presque quotidiennement aux communautés israéliennes et postes militaires situés le long de la frontière, officiellement en signe de soutien à Gaza en proie à la guerre.

Des roquettes tirées depuis le Liban interceptées au-dessus de Rosh Hanikra, le 7 mars 2024. (Capture d’écran/X ; Utilisé conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

En riposte aux attaques de jeudi, l’armée israélienne a revendiqué des frappes aériennes sur des bâtiments utilisés par le Hezbollah dans les villes d’Aitaroun, Ayta ash-Shab et Zibqin, dans le sud du Liban.

Jeudi toujours, Tsahal a révélé que ses soldats avaient abattu un drone du Hezbollah chargé d’explosifs entré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban, près de Baram.

Un autre drone du Hezbollah s’est écrasé dans le secteur du mont Hermon, sans faire de blessés, a indiqué l’armée, qui a par ailleurs revendiqué le bombardement d’un bâtiment du Hezbollah à Matmoura et d’un poste d’observation à Jebbayn, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Elle a également confirmé le tir de deux roquettes sur Israël depuis la Syrie pendant la nuit, qui se sont écrasées dans des zones désertes sur le plateau du Golan.

Par ailleurs, un journal libanais lié au Hezbollah a affirmé qu’Israël avait fixé au 15 mars la date butoir pour la conclusion d’un accord repoussant le groupe terroriste du sud-Liban, à défaut duquel il serait prêt à faire de ces escarmouches frontalières une véritable guerre.

Des volutes de fumée s’élevant après une frappe israélienne sur le village de Houla, dans le sud du Liban, le 5 mars 2024. (Crédit : AFP)

Mercredi, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré à l’envoyé spécial américain Amos Hochstein que les attaques constantes du Hezbollah contre Israël rendaient chaque jour plus probable le scénario d’une action militaire au Liban.

Al-Akhbar a cité des responsables occidentaux selon lesquels Hochstein ne croirait pas à la fin des combats le long de la frontière tant qu’un accord n’aurait pas été conclu pour un cessez-le-feu à Gaza, processus actuellement en pause suite à l’échec des négociations au Caire cette semaine.

Toujours selon le média libanais, les États-Unis estiment qu’un accord diplomatique entre Beyrouth et Jérusalem doit comprendre une solution aux différends frontaliers, en particulier dans la région du mont Dov, connue au Liban sous le nom de Fermes de Chebaa, et au déploiement de l’armée libanaise dans le sud.

Mais des responsables militaires cités par la Treizième chaîne auraient démenti cette information.

« Il n’y a pas de date pour mener la guerre contre le Liban », a déclaré à la chaîne une source témoignant sous couvert d’anonymat.

Dégâts causés à une maison par une roquette tirée par le groupe terroriste libanais Hezbollah sur la ville de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, à la frontière avec le Liban, le 5 mars 2024. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Depuis le 8 octobre, les escarmouches à la frontière ont fait sept morts parmi les civils, côté israélien, auxquels s’ajoutent dix soldats et réservistes de Tsahal. Plusieurs attaques ont par ailleurs eu lieu en provenance de Syrie, sans toutefois faire de blessés.

Selon le Hezbollah, 235 de ses membres ont été tués par Israël lors de ces escarmouches, principalement au Liban, mais aussi en Syrie. Au Liban, 37 membres d’autres organisations terroristes, un soldat libanais et 30 civils au moins, parmi lesquels trois journalistes, ont été tués.

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