Le Liban doit « mettre fin à l’influence néfaste de l’Iran via le Hezbollah » – responsable US
Washington cherche à assécher les sources de financement du groupe terroriste, tout en continuant à exercer des pressions sur les autorités libanaises pour qu'elles le désarment

Un responsable américain a appelé lundi, au cours d’une visite au Liban, les autorités à « mettre fin à l’influence néfaste de l’Iran via le Hezbollah », assurant que son pays était déterminé à interrompre le financement par Téhéran du groupe terroriste islamiste chiite, hostile à Israël.
« Nous pensons que la clé pour que le peuple libanais récupère son pays est de mettre fin à l’influence néfaste de l’Iran via le Hezbollah », a déclaré à trois journalistes, dont l’AFP, le secrétaire adjoint au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, John Hurley.
Selon lui, l’administration américaine est « très sérieuse » dans sa détermination « à couper le financement de l’Iran » au Hezbollah.
M. Hurley faisait partie d’une délégation dirigée par Sebastian Gorka, le chef de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, qui a rencontré depuis dimanche les dirigeants libanais.
Un responsable libanais qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que la délégation avait délivré un message « ferme et clair » sur la nécessité de lutter activement contre les sources de financement du Hezbollah.
Selon le Trésor américain, l’Iran a transféré depuis janvier 2025 plus d’un milliard de dollars au Hezbollah au Liban, notamment via des bureaux de change.
M. Hurley a souligné que le Hezbollah était financé par « beaucoup d’argent liquide, beaucoup d’or, et une partie en cryptomonnaie ».
Washington cherche à assécher les sources de financement du Hezbollah, tout en continuant à exercer des pressions sur les autorités libanaises pour qu’elles désarment ce mouvement.
Jeudi, les Etats-Unis ont imposé des sanctions à des membres du Hezbollah accusés d’avoir facilité le transfert de fonds depuis l’Iran, via des bureaux de change, utilisés par le groupe pour reconstruire son infrastructure militaire selon eux.







