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Le Mondial, une occasion pour les pays du Golfe d’en finir avec « les préjugés »

Le déroulement du tournoi au Qatar a suscité des critiques concernant les droits des travailleurs, le respect des droits humains et l'impact environnemental de la compétition

Le président de la FIFA Gianni Infantino lors d'une conférence de presse suite à une réunion du conseil de la FIFA à Miami, en Floride, le 15 mars 2019 (Crédit : RHONA WISE / AFP)
Le président de la FIFA Gianni Infantino lors d'une conférence de presse suite à une réunion du conseil de la FIFA à Miami, en Floride, le 15 mars 2019 (Crédit : RHONA WISE / AFP)

La Coupe du monde qui se profile au Qatar est une chance pour les pays du Golfe d’en finir avec certains « préjugés » et de se présenter « sous un jour différent », a déclaré jeudi Gianni Infantino, le président de la Fifa.

La compétition, qui débute le 20 novembre, est une première, puisque jamais un pays du monde arabe n’avait accueilli une édition de la Coupe du monde depuis sa création, en 1930.

C’est « une occasion pour le Qatar et pour toute la région (du Golfe, NDLR) de se présenter au monde sous un jour différent, d’une manière différente, et de se débarrasser une fois pour toutes je pense de certains des préjugés qui malheureusement existent toujours », a-t-il dit.

Le patron du football mondial s’exprimait via liaison vidéo lors d’une conférence d’investisseurs en Arabie saoudite, que l’on dit en discussions avec la Grèce et l’Egypte pour présenter une candidature commune à l’organisation du Mondial-2030.

Ses propos surviennent deux jours après que l’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a dénoncé les « fabrications et le deux poids, deux mesures » de ce qu’il a présenté comme une « campagne sans précédent » de dénigrement visant son pays.

La Fifa a attribué fin 2010 l’organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar, suscitant des critiques concernant les droits des travailleurs, le respect des droits humains et l’impact environnemental de la compétition.

Travaux de construction du stade Khalifa à Doha, au Qatar, le 9 novembre 2014. (Rob Harris/AP)

En réponse, le Qatar a insisté sur les réformes entreprises en matière de droit et de conditions de travail.

« De véritables changements se sont déjà produits », a souligné Gianni Infantino.

« Quand on parle par exemple des droits des travailleurs, qui sont et ont toujours été un sujet important, pour la première fois dans cette région, des salaires minimums ont été créés pour tous les travailleurs », a-t-il dit.

Il a également évoqué ce qu’il a qualifié d' »améliorations cruciales de la protection des travailleurs ».

« Ces changements se sont produits en quelques années seulement au Qatar », a ajouté le président de la Fifa.

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