Le Royaume-Uni renforcera ses liens commerciaux avec Israël après le Brexit
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Le Royaume-Uni renforcera ses liens commerciaux avec Israël après le Brexit

Un groupe de travail négociera les accords entre les deux pays, alors que Londres s'apprête à quitter l'UE

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/Pool/AFP)

La Grande-Bretagne a dit qu’elle cherchera à renforcer ses liens économiques avec Israël après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne l’an dernier.

Israël et la Grande-Bretagne vont créer un groupe de travail pour négocier des accords commerciaux entre les deux pays, selon le journal britannique The Guardian.

Selon l’article, une équipe de 2 à 4 responsables de chaque pays se rencontrera d’ici la fin du mois de mars, et le groupe se réunira à nouveau deux ou trois fois par an pour déterminer des accords économiques.

Durant sa visite en Israël la semaine dernière, Boris Johnson, le Secrétaire d’État des Affaires étrangères a vanté les liens étroits qui existent déjà entre les deux pays et a évoqué des projets de négociations de nouveaux accords commerciaux.

Dans une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Johnson a salué les liens commerciaux bilatéraux grandissants. « Le concessionnaire d’Aston Martin avec la plus grande croissance est ici en Israël. Nous avons réalisé des accords d’exportations fantastiques avec vous. Mais vous avez également énormément contribué à notre économie. »

La Première ministre britannique Theresa May espère mettre en application l’article 50 du traité de Lisbonne de l’Union européenne, la procédure standard pour entamer des négociations en quittant le bloc, d’ici la fin du mois de mars. Ceci marquera alors le début de deux ans de négociations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne pour déterminer précisément ce que le Brexit impliquera.

Tant qu’elle faisait partie de l’Union européenne, les accords commerciaux étaient conclus à Bruxelles au nom de tout le bloc des nations. Mais la Grande Bretagne veut désormais conclure des accords commerciaux qui lui sont propres pour remplacer les accords existants. Bien que les accords commerciaux avec les États-Unis soient la priorité, le Royaume-Uni perçoit Israël comme un partenaire commercial important.

Le mois dernier, Netanyahu s’est rendu à Londres, et avec May, ils ont parlé de « préparer le terrain » pour un accord commercial post-Brexit.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)

« Nous observons le succès des relations commerciales bilatérales entre le Royaume-Uni et Israël dans le domaine des sciences et du commerce », a déclaré l’ambassadeur britannique en Israël David Quarrey au Guardian. « Mais on peut mieux faire, et particulièrement dans le cadre du Brexit. J’étais avec Theresa May et Benjamin Netanyahu à Londres, et ils sont déterminés à travailler dans ce sens. »

« La plupart des hommes d’affaires en Israël perçoivent le Royaume-Uni comme un excellent endroit pour faire des affaires, en raison de sa culture, de sa langue, et de la prédictibilité de son système fiscal et réglementaire », a-t-il dit.

James Sorene, directeur exécutif de BICOM (Britain Israel Communications and Research Center) a écrit que « l’alliance Israël-Grande-Bretagne dope l’économie britannique et comporte des avantages stratégiques de taille pour les deux pays. La réalité est qu’un partenariat solide avec Israël est un atout qui sera d’une grande valeur pour le Royaume-Uni quand il relancera ses relations à son départ de l’Union européenne. »

La députée Sharren Haskel (Likud), qui siège à la Commission parlementaire des Sciences et de la Technologie a déclaré au Guardian que « l’un des domaines dans lesquels nous pouvons coopérer, c’est la cyber-sécurité. Israël perçoit 20 % des investissements internationaux, ce qui est énorme pour un si petit pays ».

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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