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Les victimes du 7 octobre

Le sergent-chef Aschalwu Sama, 20 ans, s’est sacrifié pour son unité

Décédé des suites d'une explosion après avoir averti ses camarades de la présence d'un tunnel à Gaza, le 2 décembre 2023

Le sergent-chef Aschalwu Sama, décédé des suites d'une explosion après avoir averti ses camarades de la présence d'un tunnel à Gaza, le 2 décembre 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Le sergent-chef Aschalwu Sama, décédé des suites d'une explosion après avoir averti ses camarades de la présence d'un tunnel à Gaza, le 2 décembre 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Le sergent-chef Aschalwu Sama, 20 ans, originaire de Petah Tikva, était un soldat d’infanterie du 932e bataillon de la Brigade Nahal. Il a été blessé au combat le 14 novembre et est décédé deux semaines plus tard, le 2 décembre.

Il laisse dans le deuil ses parents et ses quatre jeunes frères. Ses funérailles ont eu lieu le 3 décembre au cimetière de Segula à Petah Tikva.

Selon ses camarades, Sama, surnommé « Assi », était « le cœur de cette unité », a rapporté Haaretz.

Quelques jours avant sa mort, il avait dit à son commandant de bataillon : « Je suis votre gilet pare-balles. »

« Je suis prêt à prendre une balle pour que vous puissiez mener le bataillon à la victoire », avait-il dit.

Selon Maariv, Sama a été grièvement blessé après avoir averti ses frères d’armes de s’éloigner d’un tunnel qu’ils venaient de découvrir.

« Éloignez-vous d’ici, c’est dangereux ici », avait-il prévenu avant que l’explosion ne se produise selon les témoignages de soldats.

Ses proches se souviennent de Sama pour son sourire à fossettes qui ne s’effaçait jamais – comme le montre une photo de lui qui a circulé dans les médias après son décès.

Sama, qui avait immigré en Israël en 2007 avec sa famille, avait fait l’objet d’un reportage pour un journal israélien, en 2009, sur les écoles israéliennes qui refusaient d’admettre les olim hadashim – nouveaux immigrés – éthiopiens.

« Beaucoup de mes amis ne savent pas où ils iront à l’école », avait déclaré Sama, alors âgé de 6 ans, au quotidien Haaretz.

« Je veux étudier, j’ai un peu honte de ne pas avoir encore commencé à étudier. Mais j’aimerais vraiment être comme tout le monde. »

Sama a finalement été accepté au Mosenson Youth Village, un internat agricole à Hod Hasharon destiné aux olim hadashim.

Sama avait « un très grand cœur, qui souriait toujours (…) ». « S’il voyait un camarade de mauvaise humeur, il le remettait toujours d’aplomb. »

« Il était très important pour sa classe », a confié un ancien professeur à Haaretz.

Une autre ancienne professeure et directrice du village de jeunes, Chaya Balhasan, l’a décrit comme « le sel de la Terre ».

« Assi était déterminé à être incorporé dans une unité de combat digne de ce nom. Il rêvait d’être un combattant. Il aimait l’humanité et le pays. »

Il était « un garçon espiègle avec deux fossettes, plein de joie de vivre et d’amour pour son pays », a-t-elle souligné.

« Dans son almanach, il a écrit une phrase qu’il répétait sans cesse : ‘Conquérir ses peurs’. »

Dans un message d’éloge funèbre, les camarades de classe de Sama l’ont décrit comme « un élève et un ami aimé de ses copains et du Corps enseignant ».

« Il a toujours aidé et soutenu ses amis. Une phrase qu’Assi croyait et mettait en pratique était : « Sois plus fort que ton excuse. »

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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