Le Shin Bet et le Mossad mettent en garde contre de faux profils iraniens
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Le Shin Bet et le Mossad mettent en garde contre de faux profils iraniens

Des agents iraniens ont tenté d'attirer des Israéliens à l'étranger pour les rencontrer, dans le but de leur nuire ou de les kidnapper via de faux profils sur Instagram

L'application Instagram sur smartphone. (Crédit : Pixabay)
L'application Instagram sur smartphone. (Crédit : Pixabay)

Les services secrets israéliens ont accusé lundi l’Iran de créer de faux comptes féminins sur Instagram pour appâter et kidnapper des ressortissants de l’Etat hébreu, après que Téhéran a promis de riposter à une attaque contre son complexe nucléaire de Natanz qu’il impute à Israël.

Selon le Shin Bet, le service israélien de renseignement intérieur, qui affirme avoir mené une enquête avec le Mossad (services secrets extérieurs), des responsables iraniens ont créé sur Instagram « des profils fictifs de femmes qui prétendent travailler dans le commerce international ou le tourisme ».

« Ces profils entrent en contact avec des citoyens israéliens, organisent des rencontres romantiques ou commerciales avec eux à l’étranger (…) afin de leur causer du tort ou de les kidnapper », a affirmé dans un communiqué le Shin Bet, précisant que ces activités étaient menées en Turquie, en Europe, en Afrique et dans des pays arabes.

« Ce mode opératoire est bien connu et semblable à celui déjà utilisé par l’Iran contre des opposants au régime en Europe », ont ajouté les services israéliens.

Les informations ayant permis d’étayer cette accusation contre l’Iran « ne peuvent être partagées avec les médias », a déclaré à l’AFP un haut responsable israélien ayant requis l’anonymat.

« Il y a eu au moins un cas de citoyen parti à l’étranger pour une rencontre mais cette personne a été prévenue par les services secrets et est rentrée au pays », a-t-il ajouté.

Cette accusation des services secrets israéliens a été publiée peu après des déclarations des autorités iraniennes lundi accusant l’Etat hébreu, ennemi juré de Téhéran, d’avoir saboté la centrale nucléaire de Natanz et promis une « vengeance ».

Dimanche, l’Iran a annoncé que le complexe nucléaire de Natanz, dans le centre du pays, avait subi un « accident », qualifié d’acte de « terrorisme », ayant entraîné une « coupure de courant » sans faire de victime ni de « pollution ».

L’usine visée, au sein du complexe de Natanz, est celle là-même ou Téhéran a mis en service ou commencé à tester samedi de nouvelles cascades de centrifugeuses.

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