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Hommage au sergent Ido Baruch, inhumé mercredi dans un cimetière militaire

Le sergent Ido Baruch a été inhumé au cimetière militaire de Gedera ; son commandant a dit que l'on pouvait "être fiers d'Ido", "jeune homme dévoué, plein d'amour et d'optimisme"

Des centaines de personnes ont assisté aux obsèques du sergent Ido Baruch, tué dans une fusillade en Cisjordanie hier, au cimetière militaire de Gedera, le 12 octobre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des centaines de personnes ont assisté aux obsèques du sergent Ido Baruch, tué dans une fusillade en Cisjordanie hier, au cimetière militaire de Gedera, le 12 octobre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le sergent Ido Baruch, 21 ans, a été inhumé mercredi dans le cimetière militaire de Gedera, un jour après avoir été tué dans une fusillade aux environs de l’implantation de Shavei Shomron, dans le nord de la Cisjordanie.

Des centaines de personnes ont assisté à ses obsèques, parmi lesquelles des membres de l’unité d’infanterie Givati de Baruch, qui ont porté le cercueil jusqu’à sa tombe.

Roni Klivizky, la petite amie de Baruch, a pris la parole pour dire : « Mon Ido, je ne vois pas comment je vais pouvoir continuer à vivre sans toi. »

« Ido était la plus belle personne qui soit – à l’intérieur comme à l’extérieur », a ajouté Klivizky avec émotion.

« Merci de m’avoir appris à aimer, merci d’avoir été le meilleur et le plus attentionné des amoureux… Tu étais ma référence absolue. Je t’aime tellement », a-t-elle conclu, en larmes.

Baruch est le second soldat tué en l’espace de quelques jours, dans le cadre de fusillades qui se sont multipliées en Cisjordanie.

Les obsèques du sergent d’état-major Ido Baruch dans le cimetière militaire de Gedera, le 12 octobre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Selon les premières conclusions de l’enquête de Tsahal, un homme armé aurait ouvert le feu depuis un véhicule en mouvement, sur la route, avant de prendre la fuite à grande vitesse.

Sur les images des caméras de sécurité, on peut voir la voiture s’éloigner puis passer devant un véhicule militaire, en direction de la ville palestinienne de Deir Sharaf.

Le lieutenant-colonel Ariel Gonen, commandant de Baruch, a exprimé son « choc » et sa « douleur ».

« Il a rejoint notre unité en décembre 2020 et suivi la formation pour combattre au sein de l’unité de reconnaissance Givati et ainsi, donner à son service un sens particulièrement fort. »

S’adressant directement à la tombe de Baruch, Gonen a déclaré : « Nous avons tout de suite remarqué ton sourire et ton optimisme, ta manière d’accomplir chaque mission avec sérieux et le sourire. »

Il a assuré la famille d’Ido Baruch qu’elle pouvait « être fière de lui », rappelant son « profond dévouement, son humanisme et son optimisme » avant de conclure : « Son image et son exemple resteront toujours avec nous. »

La Cisjordanie a connu un regain de violence ces derniers mois, en particulier dans le nord. Des hommes armés palestiniens s’en sont régulièrement pris à des postes militaires, des soldats déployés le long de la barrière de sécurité en Cisjordanie, des implantations israéliennes ou encore des civils sur les routes.

Le sergent d’état-major Ido Baruch, 21 ans, tué dans une fusillade en Cisjordanie le 11 octobre 2022, sur une photo non datée publiée par l’armée. (Crédit : Armée israélienne)

Dans une fusillade près de Jérusalem samedi, un autre soldat israélien, la sergente Noa Lazar, 18 ans, a été tuée.

Le tireur, Udai Tamimi, qui se serait réfugié dans le camp de Shuafat, était toujours en fuite mercredi.

L’agent de sécurité grièvement blessé dans l’attaque se trouve toujours dans un état grave et instable, a indiqué l’hôpital dans un communiqué publié mardi matin.

L’équipe du Times of Israël a contribué à la rédaction de cet article.

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