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Le taux de chômage en Israël continue de baisser

Les dernières données du Bureau central des statistiques montrent que le taux de chômage général a baissé à 6 % en décembre, contre 6,5 % le mois précédent

Des Israéliens assis dans un café dans le centre de Jérusalem, le 21 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des Israéliens assis dans un café dans le centre de Jérusalem, le 21 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le taux de chômage global en Israël est tombé à 6 % en décembre, contre 6,5 % en novembre, a indiqué lundi le Bureau central des statistiques (CBS), alors que le pays poursuit son redressement économique tout en traversant sa cinquième vague de pandémie.

Selon les chiffres du CBS, 262 100 Israéliens étaient sans emploi en décembre, alors que ce chiffre était de 282 600 en septembre. Avant la pandémie, on estimait à 150 000 le nombre d’Israéliens sans emploi, soit 3,5 % de la population active.

Le taux de chômage, à l’exclusion des personnes touchées par la pandémie, était de 4,1 % le mois dernier, contre 4,6 % le mois précédent, selon CBS.

Ces dernières semaines, Israël a connu des taux de morbidité élevés qui ont contraint un nombre croissant de personnes à s’isoler, ce qui suscite des inquiétudes quant aux retombées économiques, car de nombreuses personnes sont incapables de travailler parce qu’elles sont malades, mises en quarantaine ou doivent s’occuper d’un enfant qui ne peut pas aller à l’école. Le variant hautement contagieux du coronavirus Omicron balaie actuellement le pays, faisant grimper les taux d’infection, avec un pic encore à venir, selon les autorités sanitaires.

Le personnel médical effectue des tests rapides d’antigène COVID-19, dans un centre de dépistage du Magen David Adom à Jérusalem, le 12 janvier 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La semaine dernière, le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, a déclaré à la commission des Finances de la Knesset que le coût global de la vague actuelle pour l’économie était estimé à 2,5 milliards de shekels, en cas de vague soutenue d’infections quotidiennes d’au moins 45 000 pendant 20 jours.

Israël a connu plusieurs jours de plus de 40 000 infections quotidiennes confirmées la semaine dernière. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, 27 167 personnes ont été testées positives au COVID samedi et le nombre de cas graves est passé à 436, dont 96 sous respirateur.

Plus de 207 000 personnes sont actuellement en isolement, soit après avoir été testées positives au COVID-19, soit après avoir été en contact avec un cas confirmé, selon le ministère de la Santé.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et le Premier ministre Naftali Bennett ont déclaré lundi que la période de quarantaine obligatoire pour les Israéliens asymptomatiques infectés par le COVID-19 serait raccourcie d’une semaine à cinq jours.

Des travailleurs médicaux opèrent dans le service du coronavirus du centre médical Ziv le 22 septembre 2021. (David Cohen/Flash90)

Cette mesure réduit également la période d’isolement des personnes exposées à un porteur confirmé du coronavirus, qui doivent actuellement rester en quarantaine pendant au moins une semaine si elles ne sont pas vaccinées ou si elles ne se sont pas remises du COVID (les personnes immunisées sont déjà exemptées de quarantaine si elles obtiennent un résultat négatif après avoir été en contact étroit avec une personne infectée).

Les personnes vaccinées qui sont infectées mais asymptomatiques devront subir deux tests antigéniques négatifs, le quatrième et le cinquième jour, pour être libérées de la quarantaine. Les personnes asymptomatiques non vaccinées devront effectuer le test du cinquième jour dans un centre de dépistage reconnu et ne pourront pas compter sur un test à domicile.

Les personnes présentant encore des symptômes doivent continuer à s’isoler pendant un total de 10 jours. Selon le ministère, les nouvelles règles entreront en vigueur mercredi.

Entre-temps, le ministère des Finances a approuvé la semaine dernière un plan de compensation pour les travailleurs qui prévoit que l’État finance la plupart des jours d’isolement pour les salariés et les travailleurs indépendants.

Des personnes attendent aux abords d’un bureau de chômage de Jérusalem (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Israël avait bénéficié d’un rebond de l’économie au cours du second semestre 2021, après avoir traversé la quatrième vague – la vague Delta – de la pandémie l’été dernier sans confinement, en renforçant rapidement certaines restrictions, en lançant une campagne de vaccination de rappel et en approuvant les vaccins pour les enfants âgés de 5 à 11 ans.

En décembre, un rapport de l’OCDE a indiqué que l’activité avait fortement rebondi en 2021 et que le PIB devrait connaître une croissance robuste de 6,3 % en 2021. L’OCDE prévoyait que le PIB d’Israël augmenterait de 4,9 % en 2022 et de 4 % en 2023.

Selon un rapport de Dun & Bradstreet publié le mois dernier, l’économie israélienne a connu une croissance de 7 % en 2021, dépassant la moyenne mondiale de 5,9 %.

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