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Le vice-président de l’AP n’exige pas du Hamas qu’il « renonce à son idéologie »

Dans une interview traduite par MEMRI, Hussein Al-Sheikh estime que "seule l'occupation" pèse sur les Palestiniens et que le groupe terroriste doit devenir une composante du système politique palestinien

Le vice-président de l'Autorité palestinienne, Hussein Al-Sheikh, sur l'extrait d'une interview donnée à la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 mai 2025, publié et traduit en anglais sur le site de MEMRI. (Capture d'écran / MEMRI / utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le vice-président de l'Autorité palestinienne, Hussein Al-Sheikh, sur l'extrait d'une interview donnée à la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 mai 2025, publié et traduit en anglais sur le site de MEMRI. (Capture d'écran / MEMRI / utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Dans une interview accordée le 12 mai 2025 à la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya, et traduite en anglais par l’institut MEMRI, le vice-président de l’Autorité palestinienne (AP) Hussein Al-Sheikh a déclaré qu’il n’exigeait pas du Hamas qu’il « renonce à son idéologie » et que le groupe terroriste « fait partie du peuple palestinien ».

Il a par ailleurs rappelé la position de l’AP sur l’après-guerre à Gaza, qui consiste à imposer son autorité sur l’enclave actuellement sous l’autorité du Hamas depuis 2007 après que ce dernier l’en eut sauvagement chassé.

« La bande de Gaza sera dirigée et gouvernée uniquement par les Palestiniens », a d’emblée déclaré Hussein Al-Sheikh, précisant : « Nous n’accepterons pas que l’occupation soit renouvelée par de nouveaux visages. Il n’y a qu’une occupation qui pèse sur les Palestiniens, celle d’Israël. Cette occupation doit partir, et l’alternative est connue de tous. La bande de Gaza sera dirigée et gouvernée uniquement par les Palestiniens. »

Cherchant à préciser son propos, le journaliste en charge de l’interview a demandé à Al-Sheikh s’il faisait référence à l’Autorité palestinienne. « Oui, l’Autorité nationale palestinienne détient les compétences politique et légale », a répondu le vice-président.

Plus tard au cours de l’interview, il précise que la position de l’AP est « claire, publique et explicite. Le Hamas fait partie du peuple palestinien ».

À ces mots, le journaliste lui demande s’il « s’oppose à l’élimination complète » du groupe terroriste palestinien responsable du pogrom du 7 octobre et du déclenchement de la guerre en cours à Gaza.

« C’est impossible », lui a alors répondu Al-Sheikh. « C’est une idée utopique, imaginaire et romantique. Parler de l’élimination du Hamas est une illusion. Nous parlons de changer la structure et les politiques du Hamas pour qu’il devienne une composante du système politique palestinien. Là est l’essence de notre position. »

« Quand nous disons que le Hamas doit croire dans la légitimité internationale et dans l’Autorité palestinienne en tant que seul représentant légitime du peuple palestinien, cela veut dire que le Hamas doit pouvoir croire qu’il ne peut y avoir qu’une autorité, une loi, et une force armée. Le Hamas doit être transformé en un parti politique palestinien qui fera partie du système politique palestinien. Je crois que c’est ça, la proposition d’union nationale. »

Des terroristes du Hamas se tenant en formation avant une cérémonie de remise d’otages israéliens à la Croix-Rouge, à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 22 février 2025. (Crédit : Abdel Kareem Hana/AP)

Par ailleurs, le vice-président de l’AP a également précisé qu’il « ne demandait pas au Hamas de renoncer à son idéologie. Je lui demande de changer ses idées politiques et ses plateformes, de manière à ce qu’elles soient adaptées à la situation palestinienne locale, ainsi qu’aux développement régionaux et internationaux. Après tout, nous ne flottons pas seuls au milieu de l’espace. Nous faisons partie de la planète Terre, de ce monde ».

« Nous, au sein du Fatah, avons été à l’origine de la révolution palestinienne moderne », a enfin estimé Al-Sheikh.

« Les armes des Palestiniens ne sont pas destinées aux braquages sur les autoroutes. Ces armes servent des objectifs politiques. Si vous ne transformez pas les balles en action politique nécessaire, qui sert votre effort national pour mettre fin à l’occupation et établir un État, vous vous transformerez en un gang. »

Pour rappel, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007 en chassant de façon sanglante l’administration de l’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah. Depuis lors, les nombreuses tentatives de réconciliation entre les deux formations ont toutes échoué.

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