Les cueilleurs de plantes druzes et palestiniens réclament plus de droits
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Les cueilleurs de plantes druzes et palestiniens réclament plus de droits

Tradition locale pour les Druzes et les Palestiniens, la cueillette de plusieurs plantes aromatiques est interdite en Israël – mais devrait être à nouveau autorisée prochainement

Une fleur d'origan. (Crédit : Ivar Leidus / Wikimédia / CC BY-SA 3.0)
Une fleur d'origan. (Crédit : Ivar Leidus / Wikimédia / CC BY-SA 3.0)

Depuis 1977, une loi interdit la cueillette de l’origan et de la sauge en Israël. En 2007, la législation s’est étendue à la zone C de la Cisjordanie, administrée par l’armée israélienne.

La loi a ainsi touché particulièrement les communautés druzes et palestiniennes. Visant à préserver ces « espèces sauvages protégées », il est devenu ainsi interdit d’en cueillir, d’en posséder ou d’en vendre – un méfait pouvant être passible de trois ans de prison.

Tradition locale pour les Druzes et les Palestiniens, la cueillette de ces plantes aromatiques – ainsi que celle du cardon, rajoutée à la liste des espèces protégées en 2005 – a eu dans les faits pour conséquence la condamnation à des amendes pour de nombreux cueilleurs.

Interrogé par le journal Le Monde, Samir Naamneh, un cueilleur qui n’a pas renoncé, explique : « La tradition, c’est de partir au petit matin pour commencer la cueillette vers 6 heures. On redescend à midi avec deux à trois sacs pleins. »

Condamné à des amendes allant de 765 à 1 270 euros, il ajoute qu’il ne va pas « arrêter d’y aller même si on a toujours peur d’être attrapés ». « Il n’y a aucune raison de nous interdire cette pratique. »

En début d’été, le ministère de l’Agriculture et l’Autorité israélienne de la nature et des parcs ont annoncé envisager mettre fin à cette interdiction. La décision faisait suite à une demande du centre Adalah, association qui milite pour les droits de la minorité arabe en Israël, de légaliser la pratique.

La cueillette sera ainsi désormais autorisée dans le cadre d’un usage personnel, en quantités réduites. La nouvelle législation devrait être inscrite prochainement dans les textes de loi.

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