Les Etats-Unis fustigent la critique de l’ONU « unilatérale » sur le mont du Temple
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Les Etats-Unis fustigent la critique de l’ONU « unilatérale » sur le mont du Temple

La Conférence des présidents déplore « le déni et le dénigrement » du Conseil de sécurité de la connexion juive au site sacré

La police utilise des grenades assourdissantes pour disperser des manifestants palestiniens dans une rue du quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem au cours des échauffourées avec la police sur le Mont du Temple le 15 septembre,2015. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)
La police utilise des grenades assourdissantes pour disperser des manifestants palestiniens dans une rue du quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem au cours des échauffourées avec la police sur le Mont du Temple le 15 septembre,2015. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)

Un groupe de coordination juif américain a fustigé vendredi la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU sur les violences sur le mont du Temple émise la veille, disant qu’elle était « à sens unique » et « inacceptable », refusant de reconnaître la connexion juive au site saint.

Le Conseil de sécurité a exprimé jeudi une « grave préoccupation » devant les violences sur le site sacré connu pour les Juifs comme le mont du Temple et les musulmans comme le Noble Sanctuaire, ou Haram al-Sharif. Selon la déclaration, les Musulmans sur le site « doivent être autorisés à prier en paix, sans violence, menaces et provocations » et « les visiteurs ne doivent pas craindre de violence ou d’intimidation ».

L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a également réprimandé le Conseil de sécurité pour omettre de mentionner la violence palestinienne sur le site, et utiliser seulement son nom arabe, négligeant de mentionner « le lien profond du peuple juif au mont du Temple, et le droit de tous à visiter le site ».

La Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, à son tour, a fait écho à la déclaration de Prosor, disant qu’il était « inacceptable que les membres du Conseil de sécurité des Nations unies continuent de se prêter à la négation et au dénigrement de la connexion juive à son lieu le plus saint ainsi que les associations historiques chrétiennes au mont du Temple ». Il a critiqué le Conseil de sécurité pour négliger de mentionner « que la violence a été organisée et initiée par les Palestiniens ».

Les dirigeants du groupe juif américain, Stephen Greenberg et Malcolm Hoenlein, on en outre blâme le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, affirmant que son « recours périodique à des déclarations bigotes et explosives » attisait les flammes du conflit.

« La déclaration du président Abbas selon laquelle ‘nous ne pouvons pas laisser les pieds sales des Juifs profaner Al-Aqsa’ est un scandale et une invitation à une nouvelle escalade des agressions, » ont dit Greenberg et Hoenlein dans la déclaration, se référant aux commentaires d’Abbas. « Le Conseil de sécurité n’a pas jugé utile de mentionner, et encore moins de condamner, ces instigations du chef de l’Autorité palestinienne. »

« Son recours périodique à des déclarations bigotes et incendiaires, y compris des accusations frauduleuses sur Internet qu’Al-Aqsa est en état de siège, attisent les passions, non seulement à Jérusalem, mais à travers monde arabe et musulman. Abbas sait très bien que ce sont des accusations sans fondement qui peuvent causer des blessés et des victimes. Pourtant, il n’est jamais tenu responsable par les mêmes personnes qui condamnent régulièrement Israël sous tout prétexte », dit la Conférence des présidents.

Elle a appelé le Conseil de sécurité à « mettre fin à son approche biaisée » et à rapporter les événements de manière plus précise, « attribuant la responsabilité aux parties qui initient et exploitent violence et la haine à des fins politiques et extrémistes ».

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