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Les experts estiment que les élections coûteront jusqu’à 2,9 milliards de shekels

L'Association des fabricants et LAHAV ont demandé l'annulation du jour de congé payé, qui, selon eux, serait inutile et coûterait à lui seul 1,5 milliard de shekels

Illustration : Les bulletins de vote pour les élections à la Knesset, le 23 mars 2021. (Crédit: Avi Roccah/Flash90)
Illustration : Les bulletins de vote pour les élections à la Knesset, le 23 mars 2021. (Crédit: Avi Roccah/Flash90)

Le coût pour l’économie israélienne des prochaines élections, le cinquième scrutin de ce type en moins de quatre ans, s’élèvera à près de 3 milliards de shekels, selon une estimation de l’Institut israélien de la démocratie (IDI).

L’IDI estime que le coût des élections, attendues à la fin de l’année, oscillera entre 2,54 milliards shekels et 2,9 milliards shekels, a rapporté la Douzième chaîne mardi.

La Knesset a tenu mercredi le premier d’une série de votes en vue de sa dissolution, à la demande du gouvernement, après que le Premier ministre Naftali Bennett a annoncé en début de semaine que sa fragile coalition gouvernementale hétéroclite, ne pouvait plus fonctionner.

Le jour des élections, qui est un jour de congé payé afin de permettre aux citoyens de voter, coûtera à lui seul, 1,5 milliard de shekels, selon les chiffres du groupe de réflexion Macro Center for Political Economics (NPO), cités par la Douzième chaîne.

De nombreux Israéliens votent tôt dans la journée, tard ou pas du tout et en profitent pour se divertir ou passer du temps avec leur famille.

Les petites et moyennes entreprises supporteront 43 % à 53 % de ces coûts, soit environ 645 à 745 millions de shekels, a déclaré Roby Nathanson, PDG de NPO, à la Douzième chaîne.

L’Association des fabricants israéliens a estimé que le coût pour l’économie des prochaines élections sera de 1,9 milliard shekels pour les entreprises et de 900 millions shekels pour les caisses publiques. Au total, le coût des six journées électorales depuis 2015 – le vote à venir compris – sera de 16,8 milliards de shekels, selon la Douzième chaîne.

Le président de l’Association des fabricants, Ron Tomer, a déclaré que le jour de congé électoral devrait être annulé, car il est devenu, « ces dernières années, en raison de l’instabilité politique, une charge financière énorme et injuste pour les employeurs ».

Des citoyens israéliens votent dans un bureau de vote pour la 20e Knesset, à Jérusalem, le 17 mars 2015. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

L’avocat Roi Cohen, président de LAHAV, la Chambre israélienne des organisations et entreprises indépendantes, a lancé un appel similaire pour annuler le jour férié.

Les entreprises et les employeurs indépendants « paient de leur poche le coût des élections », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Au-delà de la perte de productivité, il y a le financement de l’élection elle-même, comprenant également le budget de la commission centrale électorale, qui à son tour, fournit des fonds aux partis faisant campagne pour des places à la Knesset.

Nathanson a déclaré qu’historiquement, le budget la commission centrale électorale augmente de 10 à 20 % à chaque élection. Il estime que cette fois-ci, il devrait atteindre 1 milliard de shekels.

Roby Nathanson, 2 mars 2022 (Crédit: Capture d’écran/YouTube)

Outre le coût du personnel de la commission centrale électorale, de l’installation des bureaux de vote, l’impression du million de bulletins de vote en papier, chaque parti reçoit un financement de l’État pour ses activités électorales.

Le montant auquel chaque parti a droit est calculé en fonction de la moyenne du nombre de sièges qu’il détient déjà et du nombre de sièges qu’il remportera lors de l’élection. Les partis empruntent à l’État pour financer leur campagne en fonction du montant qu’ils espèrent recevoir. Les nouveaux partis font leurs estimations en fonction des sondages préélectoraux.

Nathanson a estimé que le financement des partis pour les élections prévues se situera entre 216 et 236 millions de shekels. Le coût supplémentaire est dû aux primaires organisées par les partis. Une loi de 2018 interdit aux députés actuels de collecter des fonds pour les primaires mais l’État leur accorde un budget même s’ils ne sont finalement pas choisis pour représenter leur parti. Cela pourrait s’élever à 12,8 millions de shekels supplémentaires, selon les estimations de Nathanson.

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