Les meilleurs films élus de 2017 pour le peuple élu
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Les meilleurs films élus de 2017 pour le peuple élu

Quels films de cette année écoulée valent donc le coup d'être vus et revus ? Par où commencer ? Voici 10 films (et séries télé) à ne pas manquer

Rachel Brosnahan dans le rôle de Miriam “Midge” Maisel, le personnage éponyme de la série "The Marvelous Mrs. Maisel". (Crédit : Amazon Studios via JTA)
Rachel Brosnahan dans le rôle de Miriam “Midge” Maisel, le personnage éponyme de la série "The Marvelous Mrs. Maisel". (Crédit : Amazon Studios via JTA)

Une autre année s’est achevée. 2017 a-t-elle été une bonne cuvée pour les Juifs ? Eh bien, le temps nous le dira.

Au cinéma (et un peu à la télévision), il y a eu un nombre de victoires substantielles. Combien ? Eh bien, entendons-nous sur 10 ou autrement, on risquerait d’y passer la journée. Le classement ici d’une certaine exportation israélienne pourrait bien vous surprendre mais, avec un peu de chance, vous partagerez mon avis.

Avant de commencer toutefois, le Prix spécial Shonda 2017 revient au talentueux Aaron Sorkin, qui a réalisé son premier film de fiction avec « Molly’s game ».

C’est un film intelligent et exceptionnel qui passe d’abord à la manière d’un clip incroyable mais s’arrête net lorsque le personnage principal, interprété par Jessica Chastain, mentionne qu’elle est une Juive russe.

Si vous regardez quelle a été la vie réelle de Molly Bloom, la « princesse du poker », il est évident qu’elle est une Juive russe. Mais quand c’est Jessica Chastain qui le dit (Et que Kevin Costner joue son père), le film s’arrête brusquement, parce que vous ne savez pas s’il s’agit d’une plaisanterie.

Et plus tard dans le film, il y a des scènes où interviennent des escrocs (le tout filmé au ralenti) qui portent la kippa. En d’autres termes, si les mauvais Juifs ressemblent à des Juifs, ce n’est pas le cas de l’héroïne juive du film.

Aaron, nous disons : « Feh ».

10. Ansel Elgort dans « Baby Driver »

Que dirions-nous si un film était hautement chorégraphié, avec des scènes menées entièrement sur la musique ? Ce serait très drôle même si l’intrigue devait être plus mince encore que le matzo de Streit.

« Baby driver », un film de gangsters, est une impressionnante réalisation flanquée de mouvements de caméras élégants. Et il y a le jeune Ansel Elgort, qui n’est pas Alden Ehrenreich (nous l’avons vérifié).

Elgort, 23 ans, né à Manhattan, est Juif du côté de son père. Sa grand-mère maternelle a sauvé des enfants juifs norvégiens en les faisant entrer en Suède et elle a passé 18 mois dans un camp de concentration.

Nous adorons ce gamin !

9. « Le balcon des femmes »

Un hit en Israël et dans le West Side de New York (connu également sous le nom d’Israël-est), ce film enjoué au sujet d’une synagogue ayant besoin de travaux de maintenance fonctionne comme une comédie légère et incarne une allégorie plus forte encore.

Il affirme que les valeurs traditionnelles et la modernité n’ont pas besoin de s’entrechoquer et qu’elles peuvent en fait se renforcer l’une l’autre. C’est également la seule comédie de 2017 à avoir une plaisanterie « goy Shabbos » vraiment bonne.

8. « Mother ! »

Le scénariste et réalisateur Darren Aronofsky a incorporé des thèmes religieux dans ses films depuis le film indépendant de science-fiction dystopique, kabbaliste et paranoïaque « Pi ».

« Mother ! » a été clivant depuis ses débuts dans les festivals (il suffit de regarder le titre en minuscule et le point d’exclamation – une vraie souffrance déjà à écrire pour les copistes !) mais je suis là pour mettre un terme à la controverse et vous dire que ce film est brillant.

C’est le récit renouvelé de toute l’histoire humaine du point de vue de la « terre mère » ou Gaia, renvoyé à travers la loupe de la Bible. Le plus gros des scènes est emprunté à l’Ancien testament mais cela change également à la fin (et ce n’est pas beau à voir !)

C’est une histoire simple au sujet d’une femme dont le mari artiste et néanmoins odieux se plaît à organiser des dîners.

7. Jeff Goldblum dans « Thor: Ragnarok »

Jeff Goldblum devient étonnamment plus sexy année après année. Une « histoire orale » de GQ concernant son caractère incroyable est devenue virale alors même qu’il incarnait le flamboyant Grandmaster sur la planète de Sakaar, inspirée par Jack Kirby dans « Thor: Ragnarok ».

Même par rapport aux normes en vigueur dans le cinéma dit du merveilleux, Goldblum a pu se montrer en toute liberté aussi créatif et aussi étrange qu’il le voulait dans ce rôle, avec de nombreux éclats de rire.

Nous avons perdu Natalie Portman dans ce troisième épisode mais je pense qu’on continue, avec ce film, à sortir du lot.

6. « The Meyerowitz Stories (New and Selected) »

Lorsque le film « The Meyerowitz Stories » a fait ses débuts au festival du film de Cannes, une affiche d’une taille démesurée avait été accrochée sur la Croisette. « Je suis impatient de voir : ‘Les Juifs, le film’, », avais-je alors plaisanté.

De manière étrange, le film n’a pas un contenu explicitement juif mais lorsque Noah Baumbach dirige Dustin Hoffman, Adam Sandler et Ben Stiller, peut-être n’est-ce plus vraiment nécessaire ?…

C’est une histoire profondément drôle et quelque peu irritante au sujet d’une famille fracturée – un phénomène universel pour tous, mais qui nous parle à nous peut-être un petit peu plus qu’aux autres.

5. Jason Isaacs dans « Star Trek Discovery »

L’acteur juif britannique Jason Isaacs n’est pas le premier membre de la communauté à incarner un capitaine de « Star Trek » mais il est le premier à jouer ce rôle en héros.

Cette mouture la plus récente de cette franchise plus que cinquantenaire (qui se trouve sur une chaîne de streaming à laquelle personne n’accède – alors ne soyez pas mal à l’aise si vous ne saviez même pas qu’elle existait) se déroule dix ans avant les années originales de Kirk-Spock-Bones et suit les hauts et les bas d’une ancienne Première officier appelé Michael Burnham.

Mais elle (oui, son nom à elle est Michael) tombe en disgrâce et finit sur le USS Discovery, un vaisseau de science mystérieux. Sur le siège central, se trouve le capitaine Lorca d’Isaacs et… devons-nous lui faire confiance ? Je ne le sais pas encore. Mais je sais qu’Isaacs est une personnalité ensorcelante et l’un des meilleurs acteurs de télévision aujourd’hui.

4. « Norman : The Moderate Rise and Tragic Fall of a New York Fixer »

Je ne peux toujours pas croire que ce film est réel. Comme une histoire d’Isaac Bashevis Singer remise à jour à l’ère des téléphones portables, « Norman » suit Richard Gere (oui, Richard Gere) comme un Juif de cour errant, passant des accords pour les riches et les pauvres, tout cela dans un esprit « altruiste » (D’accord, il y en a un qui prend des frais – Mais pourquoi pas ?)

Les choses dégénèrent lorsqu’il se retrouve à flotter dans les eaux de la politique américano-israélienne. Le réalisateur né en Israël Joseph Cedar mélange un réalisme de terrain à un style de prise de vue surréaliste, ce qui fait de ce récit de ‘machers’ et de ‘bubbemaysah’ une sorte de mythe des temps modernes.

3. « Call Me By Your Name »

Ce rêve hautement séduisant et érudit de première romance est le film le plus adorable de l’année et vraiment ‘Bon pour les Juifs’.

Timothée Chalamet est un jeune Juif en train d’accéder à l’âge adulte dans le nord de l’Italie avec ses parents professeurs. Un invité, pendant l’été, prend la forme d’Armie Hammer, qui arbore une étoile de David en collier et…

Eh bien, vous découvrirez le reste, parce que le film est un moyen d’expression visuel et que parfois les mots sont bien trop pauvres pour le décrire. Basé sur le livre de l’auteur juif égyptien André Aciman, il est d’ores et déjà salué comme l’un des films gays les plus importants jamais réalisés.

2. « Wonder Woman »

Je sais, je sais. Comment Gal Gadot peut-elle ne pas être la numéro 1 sur la liste ? Elle devrait être la numéro 1 sur la liste cette année, l’année prochaine et peut-être même l’année suivante, n’est-ce pas ?

C’est la femme qui se sera exprimée en hébreu lors du Saturday Night Live et qui aura amené les enfants du monde entier à imiter l’accent israélien dans les cours d’école. Et si elle n’était apparue que dans le splendide et revigorant « Wonder woman », et rien d’autre, il s’agirait d’une évidence.

Toutefois, la vie est toujours un peu plus compliquée. Diana, la princesse de Themyscira et la conservatrice d’art actuelle en poste au musée du Louvre est apparue cette année dans un second film : Le détestable, risible et non-regardable « Justice League« .

Ce n’était pas la faute de Gal, nous le savons bien. Un contrat est un contrat. Mais nous ne pouvons pas pour autant décerner le premier prix à quelqu’un qui s’est trouvé rattaché de près ou de loin à ce navet.

1. « The Marvelous Mrs. Maisel »

Wonder Woman peut la vaincre par la force mais personne ne peut déjouer les mots qui sortent de la bouche de la merveilleuse Madame Maisel.

La combinaison juive la plus excitante depuis le pain de seigle et la graine de cumin est celle d’Amy Sherman-Palladino et d’Amazon. La nouvelle série du réseau de streaming du producteur de « Gilmore Girls » est tellement ‘bon pour les Juifs’ que Roger Waters pourrait bientôt commencer à couvrir Ofra Haza.

A la fin des années 1950, inspirée de très, très, très loin du personnage de Joan Rivers, Miriam « Midge » Maisel est mère de deux enfants, avec un époux infect, et elle sait faire rire autour d’elle sans discontinuer – alors pourquoi ne pas le faire sur scène ?

Mais il y a des complications (comme le fait de le dissimuler à ses parents). Chaque étape reste hilarante et, c’est important, ce film procure une joie absolue. A regarder. Imaginez « Mad men » mais… en agréable.

Et la meilleure nouvelle est que la deuxième saison est d’ores et déjà en cours de préparation.

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