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Les vidéos des attaques du Hamas contre des civils, preuves de crimes de guerre – experts

On aperçoit sur ces images des terroristes tuant des non-combattants, enlevant des femmes âgées et des enfants, ainsi que des cas présumés d'agression sexuelle

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Les corps de civils tués dans la ville de Sderot, le 7 octobre 2023, à la suite d'une attaque de terroristes du Hamas. (Crédit : Oren Ziv/AFP)
Les corps de civils tués dans la ville de Sderot, le 7 octobre 2023, à la suite d'une attaque de terroristes du Hamas. (Crédit : Oren Ziv/AFP)

Deux experts israéliens ont indiqué dimanche que les vidéos et photos montrant les attaques brutales menées par le Hamas samedi pourraient être considérées comme des crimes de guerre voire des crimes contre l’humanité perpétrés par le groupe terroriste.

Des photos de civils abattus à des arrêts de bus, sur les routes et dans leurs voitures ont été publiées, ainsi que de nombreuses vidéos montrant des civils israéliens, notamment des mères, des femmes âgées et des enfants, enlevés et séquestrés à Gaza.

Deux vidéos en particulier ont suscité de vives craintes d’agressions sexuelles contre des femmes. L’une montre une jeune femme extraite d’un véhicule à Gaza, et dont le pantalon serait ensanglante ; la femme est en vie dans la vidéo. Une autre vidéo montre Shani Louk, une jeune femme de 22 ans allongée face contre terre dans un camion, entièrement dénudée mis à part ses sous-vêtements avec la tête ensanglantée entourée d’hommes dont un qui lui crache sur sa tête.

De nombreux civils figureraient parmi les 700 personnes au moins qui ont été tuées lors de cet assaut surprise, au cours duquel les terroristes du Hamas se sont infiltrés dans plusieurs communautés et dans une grande rave en plein air.

Les experts en droit et en sécurité affirment que les actions du groupe constituent des crimes de guerre, et probablement des crimes contre l’humanité, étant donné que l’attaque contre les civils a été d’une telle ampleur et délibérée.

« Le Hamas a commis une longue liste de crimes lors de cette attaque, des crimes qui ont été documentés, notamment le meurtre de civils, la captivité de civils et le mauvais traitement des dépouilles de civils et de soldats », a déclaré le professeur Yuval Shany, expert en droit international et maître de conférences à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Une vidéo bouleversante montre une mère, un père, un fils et une fille en pleurs pris en otage à leur domicile du kibboutz Beeri par des terroristes du Hamas, alors que leur troisième enfant, une petite fille, vient d’être tuée lors de l’assaut terroriste.

Une autre vidéo montre une jeune femme, qui a ensuite été identifiée comme étant Noa Argamani, emmenée à Gaza par deux terroristes à l’arrière d’une moto, tandis qu’elle tend la main à son petit ami, lui aussi capturé.

L’Israélienne Noa Argamani kidnappée par un terroriste du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. (Capture d’écran : used in accordance with clause 27a of the copyright law)

Une autre vidéo encore montre le corps d’un soldat mort en train d’être mutilé.

La femme que l’on voit en sous-vêtements dans la vidéo aurait été identifiée par sa mère comme étant Shani Louk, une citoyenne israélo-allemande de 22 ans. Elle participait à la rave près du kibboutz Reim.

Les images montrent des agents du Hamas en train de célébrer et d’applaudir dans la camionnette dans laquelle ils ont placé le corps de Louk, contorsionné dans un angle anormal, tandis que les Palestiniens entourant la camionnette crient « Allahu Akbar » [Dieu est le plus grand, en arabe]. Deux des hommes lui crachent dessus.

Une vidéo publiée par le ministère des Affaires étrangères israélien montre une femme aux cheveux roux et au pantalon taché de sang, tirée par les cheveux hors d’une jeep remplie de terroristes.

Une autre vidéo encore montre des terroristes en train de kidnapper un jeune garçon et plusieurs autres séquences et photos montrent également l’enlèvement de femmes âgées par des terroristes qui les emmènent à Gaza.

Sur l’une d’entre elles, on peut voir une femme âgée, qui a été identifiée par la suite comme étant Yaffa Adar, 85 ans, par sa petite-fille Adva Adar sur sa page Facebook, entourée de terroristes armés alors qu’ils la conduisent vers Gaza.

Des terroristes palestiniens enlèvent une civile israélienne, au centre, identifiée plus tard comme étant Yaffa Adar, âgée de 85 ans, du kibboutz Kfar Azza pour la conduire dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023 (Crédit : AP Photo/Hatem Ali)

Selon Shany, les actions du Hamas constituent des crimes de guerre flagrants, significatifs et évidents à l’encontre de la population civile israélienne.

Interrogé sur le nombre apparemment élevé de femmes enlevées, Shany a déclaré qu’il était trop tôt pour savoir si cela faisait partie des objectifs visés par le Hamas ou s’il s’agissait d’un mécanisme d’agression sexuelle, notant que les opérations de combat étaient en cours et que les témoignages n’avaient pas encore été recueillis.

Il a souligné que les viols et autres violences sexuelles commis par les hommes armés constituaient également des crimes de guerre.

Il a expliqué en outre que l’Autorité palestinienne (AP) avait reconnu en 2015 la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), qui a pour mission de poursuivre les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocides, et que les crimes commis par des Palestiniens pourraient faire l’objet de poursuites devant cette juridiction.

Il a déclaré qu’il s’attendait à ce que la CPI enquête sur les actions du Hamas.

Le bureau du procureur de la CPI a ouvert des enquêtes sur 14 affaires préoccupantes liées à de tels crimes, y compris contre des acteurs non étatiques, tels que des chefs de milice en République démocratique du Congo (RDC).

La Cour a également ouvert une enquête sur les actions d’Israël contre les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. La même enquête a été mandatée pour examiner les actions du Hamas lors de la guerre de 2014 entre Israël et le groupe. La procureure Fatou Bensouda avait suggéré à l’époque, que les deux camps avaient vraisemblablement commis des crimes de guerre.

Israël n’a pas ratifié le Statut de Rome, établissant la CPI, mais a répondu à la Cour aux plaintes déposées contre lui par l’AP.

Un manifestant pose avec un drapeau palestinien devant la Cour pénale internationale (CPI) lors d’un rassemblement exhortant la Cour à poursuivre Israël pour des crimes de guerre présumés à La Haye, aux Pays-Bas, le 29 novembre 2019. (Crédit : Peter Dejong/AP)

Le Dr Eyal Pinko, ancien haut responsable de la sécurité et chercheur en sécurité nationale à l’université Bar-Ilan, a fait remarquer qu’Israël n’avait jamais introduit de plainte pour crimes de guerre auprès de la CPI, bien que le Hamas ait toujours ciblé des civils dans ses attaques terroristes, que ce soit au sol ou par le biais des dizaines de milliers de roquettes tirées sur les centres urbains israéliens.

Il a déclaré que les actions du Hamas étaient des exemples clairs de crimes de guerre et qu’Israël devrait introduire des plaintes pour crimes de guerre auprès de la CPI afin de renforcer sa position internationale. Il a cependant ajouté qu’il doutait que de telles plaintes aboutissent à quoi que ce soit.

Il a également condamné la politique du gouvernement consistant à autoriser le Qatar à payer les salaires des fonctionnaires, le carburant et d’autres dépenses à Gaza, estimant qu’elle compromettait gravement la capacité d’Israël à lutter contre le groupe terroriste.

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