L’étape en Israël a mis des bâtons dans les roues du Giro, selon un coureur
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L’étape en Israël a mis des bâtons dans les roues du Giro, selon un coureur

Tom Dumoulin, le champion néerlandais en titre, actuellement à la deuxième place, a critiqué une dernière étape venteuse à Eilat

Le coureur néerlandais Tom Dumoulin arrive sur la ligne d'arrivée du contre-la-montre du Giro d'Italie organisé à Jérusalem, le 4 mai 2018 (Crédit :  Dario Sanchez/ Flash90)
Le coureur néerlandais Tom Dumoulin arrive sur la ligne d'arrivée du contre-la-montre du Giro d'Italie organisé à Jérusalem, le 4 mai 2018 (Crédit : Dario Sanchez/ Flash90)

Le vainqueur du Giro d’Italie en titre Tom Dumoulin a critiqué les organisateurs israéliens pour les trois premières étapes de cette course de 21 jours dans la journée de dimanche, après avoir fini un parcours de 229 kilomètres reliant Beer sheva et Eilat, qui a mis un point final à la partie israélienne de la compétition.

« Ca a été la pire, le sprint le plus dangereux que je n’ai jamais fait », a déclaré Dumoulin aux journalistes sur la ligne d’arrivée, a rapporté le site internet d’informations consacré au monde du cyclisme VeloNews.

« C’était vraiment dangereux. Je suis heureux d’avoir survécu à ça ».

Les coureurs ont regretté les vents forts qui frappaient le désert et le sable projeté sur les visages, ainsi que les dangers urbains représentés par les ronds-points, les ralentisseurs et des routes dures. Les vents, à Eilat, ont atteint les 24 kilomètres/heure.

Le vainqueur du Tour d’Italie, le néerlandais Tom Dumoulin, lors d’une conférence de presse à Jérusalem avant le « Grand départ » du 101ème Giro d’Italien, la course cycliste, le 2 mai 2018 (Crédit : AFP Photo/Luk Benies)

Elia Viviani (Quick-Step Floors) a remporté l’étape, la deuxième victoire d’affilée pour lui. Rohan Dennis (BMC Racing) est premier du classement général et Dumoulin (Team Sunweb) est deuxième alors que l’équipe a atterri en Italie lundi pour une journée de repos.

« Je suis content que ce soit fini », a dit Dumoulin aux journalistes au sujet de la section israélienne de la course. « Le désert ? Ennuyeux. La première journée à Jérusalem, ça a été, et c’est une bonne chose parce que j’ai aussi gagné le contre-la-montre. Mais les deux journées que je viens de passer n’ont pas été aussi agréables. C’était trop dangereux. Nous n’étions en sécurité nulle part dans le peloton. »

Le parcours cycliste durant la dernière étape du Tour d’Italie, près du cratère de Makhtesh Ramon dans le sud d’Israël, le 6 mai 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les autres coureurs ont été également moins que charmés par le tronçon de parcours qui a traversé le désert, avec son peu de visiteurs et son panorama monotone. « Cela ressemblait à la lune », a confié Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) à VeloNews. « Il fallait qu’on passe par là. »

Maintenant que tous les cyclistes et le personnel d’assistance du Giro D’Italie se trouvent sur le continent européen, les coureurs se demandent si le Tour, dans le futur, les emmènera plus loin encore qu’Israël.

Ce coup d’envoi israélien de la course, qui a commencé par une épreuve de contre-la-montre à Jérusalem et un parcours vers la côte avant le sprint dans le désert, a marqué la première fois que cet événement cycliste prestigieux s’aventurait hors de l’Europe. Israël a salué la tenue de course, l’événement sportif le plus important jamais organisé dans le pays, comme un coup publicitaire majeur, attirant l’attention et les touristes vers l’Etat juif.

Des rumeurs courent sur des départs depuis les Etats-Unis, le Japon ou d’autres destinations au Moyen-Orient. Les coureurs s’inquiètent des longs vols en avion qu’ils pourraient occasionner. Le déplacement depuis l’aéroport d’Uvda, à Eilat, a duré environ trois heures et si certains coureurs ont dû se réveiller dès cinq heures du matin lors de leur journée de repos pour prendre l’avion.

Les cyclistes lors de la seconde étape du Giro d’Italien, l’une des courses cyclistes les plus prestigieuses du monde, près de Netanya, le 5 mai 2018 (Crédit : Flash90)

« [Le coup d’envoi en Israël] a été quelque chose qui n’a ressemblé à aucune course que j’ai pu faire », a déclaré à VeloNews le triple vainqueur du Tour de France Chris Froome. « Il y a eu du positif et du négatif. Logistiquement, ça a été un peu un cauchemar. C’est formidable en revanche pour le sport en termes de promotion du cyclisme sur un nouveau territoire ».

Selon le site internet, l’une des raisons pour lesquelles le Giro s’intéresse à des lieux plus éloignés est l’argent et les parrainages. Israël aurait payé environ 47 millions de shekels au Tour d’Italie afin d’obtenir son Big Start depuis l’Etat juif. Cet événement de trois jours a coûté 120 millions de shekels, majoritairement financés par le magnat de l’immobilier israélo-canadien Sylvan Adams.

Les municipalités en Italie ne peuvent fournir les mêmes liquidités. Le numéro un actuel du Tour, Dennis Rohan, a confié au site de cyclisme qu’il limiterait pour sa part à cinq heures les déplacements à la mi-course. « Je ne voudrais pas voyager plus de cinq heures dans un avion le jour de repos », a dit Denis. « Vous ne savez jamais quelles sont les limites. Il faut définir une limite à partir de laquelle ce sera trop loin ».

Le Giro D’Italia commencera la section italienne de la course en Sicile, avec une étape montagneuse de 198 kilomètres qui s’achèvera sur un fort dénivelé. Le Tour s’achèvera à Rome, le 27 mai, après un total de 3 546 kilomètres,.

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