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L’Etat de NY va mettre à jour les lois sur l’enseignement des écoles non-publiques

Le département de l'Éducation va promulguer des réglementations en faveur d'une "équivalence substantielle", indiquant des changements possibles pour les écoles ultra-orthodoxes

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Un garçon juif se dirige vers une yeshiva dans le quartier de Brooklyn de New York, le 26 avril 2018. (AP/Mark Lennihan, dossier)
Un garçon juif se dirige vers une yeshiva dans le quartier de Brooklyn de New York, le 26 avril 2018. (AP/Mark Lennihan, dossier)

Le département de l’Éducation de l’État de New York a annoncé lundi un projet de mise à jour des dispositions régissant l’enseignement dans les écoles non publiques au cours de l’année à venir, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes pour les écoles religieuses juives ultra-orthodoxes de l’État.

Les détracteurs des écoles religieuses, dites yeshivot, ont applaudi cette annonce, tandis que les partisans l’ont condamnée.

L’État de New York exige que tous les enfants inscrits dans des écoles non publiques reçoivent un enseignement « substantiellement équivalent » à celui dispensé dans les écoles publiques voisines. La définition de ce terme et l’application de la loi ont été la source d’une controverse permanente autour des yeshivot.

Les détracteurs du système des yeshivot affirment que les écoles ne dispensent pas d’enseignement adéquat dans les matières séculaires, notamment l’anglais et les mathématiques, privant ainsi les diplômés de toute préparation pour entrer dans la vie active.

En 2019, une enquête de la ville de New York portant sur 28 yeshivot a révélé que seules deux d’entre elles dispensaient un enseignement « substantiellement équivalent » à celui des écoles publiques laïques.

Selon l’annonce de lundi, le département de l’Éducation de l’État publiera dans les mois à venir une mise à jour de la réglementation sur l’enseignement laïc dans les écoles non publiques. La réglementation sera présentée aux fonctionnaires de l’État, puis publiée pour que le public puisse la commenter, l’examiner et la réviser.

La réglementation finale sera promulguée au printemps ou à l’été 2022, précise le communiqué.

« Au cours de l’année scolaire 2022-2023, nous pourrions voir des changements sur le terrain. C’est un grand pas en avant », a déclaré Naftuli Moster, directeur de Yaffed, une association new-yorkaise à but non lucratif qui travaille à la réforme du système des yeshivot.

On ignore quel mécanisme d’application l’État utilisera, mais la déclaration annonce quatre « voies possibles pour démontrer l’équivalence », notamment l’accréditation, l’enregistrement, la démonstration des résultats des étudiants et les visites d’écoles.

L’État a déclaré que ses objectifs étaient « de reconnaître et de soutenir la culture et les croyances uniques qui constituent le fondement de nos écoles non publiques, et de se conformer à la loi ».

La nouvelle loi s’appliquera également aux écoles non juives, y compris les écoles catholiques, amish et les écoles préparatoires d’élite. L’annonce de lundi fait suite à des consultations entre le personnel du ministère de l’Éducation et les parties prenantes du système scolaire non public, notamment les parents, les élèves, les administrateurs et les chefs religieux.

Le Conseil des affaires publiques du judaïsme orthodoxe, une organisation à but non lucratif de New York, a critiqué l’annonce, en déclarant que « la pression en faveur d’une définition stricte de l’ « équivalence substantielle » à l’encontre des écoles privées intervient, de façon comique, à un moment où les normes sont assouplies pour les écoles publiques ».

« Sans ce changement, les yeshivot sont en règle avec la loi sur l’éducation, alors pourquoi créer un problème ? », a déclaré le groupe.

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