Liberman opposé au Shin Bet sur le regroupement des familles palestiniennes
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Liberman opposé au Shin Bet sur le regroupement des familles palestiniennes

Un reportage a expliqué que le Ministre de la Défense a surpris les officiels de la sécurité criant sur Nadav Argaman lors d’une discussion au Bureau du Premier ministre

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dirige une réunion de faction de son parti Yisrael Beytenu à la Knesset, le 18 juin 2018. (Miriam Alster/ Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dirige une réunion de faction de son parti Yisrael Beytenu à la Knesset, le 18 juin 2018. (Miriam Alster/ Flash90)

Des responsables de la sécurité auraient été témoins d’une confrontation houleuse entre Avidgor Liberman, le Ministre de la Défense, aurait élevé la voix sur Nadav Argaman, le chef du Shin Bet mercredi au sujet d’une procédure qui autorise le regroupement des familles palestiniennes séparées entre Israël et les territoires palestiniens.

La confrontation s’est produite dans ce que l’on surnomme l’Aquarium, un sanctuaire aux vitres teintées dans le Bureau du Premier ministre et réservé pour le Premier ministre lui-même ou ses proches collaborateurs, a annoncé Hadashot .

Liberman s’en est pris à Argaman après que le chef du service de sécurité interne a envoyé une lettre au Coordinateur des Activités du Gouvernement dans les Territoires demandant son approbation en vue du regroupement de 100 familles d’Israël et de la bande de Gaza.

Le regroupement des familles en Israël implique typiquement une demande de citoyenneté israélienne pour le ou la conjoint(e) non israélien. La majorité des demandes de regroupement sont soumises par des Arabes israéliens pour leur épouse palestinienne vivant en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza.

Selon le reportage, des responsables de la sécurité qui passaient à côté de la zone en verre ont pu voir la confrontation houleuse.

Le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, assiste à une réunion du Comité des affaires étrangères et de la Défense à la Knesset le 20 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

« Vous avez dépassé toutes les lignes rouges, a hurlé Liberman. Vous ne pouvez pas contacter le COGAT directement sans me le notifier et sans m’en parler. C’est comme si j’appelais le chef de votre département des opérations pour lui demander de mener une mission – c’est inacceptable et cela ne se reproduira pas. »

« Tant que je serai Ministre de la Défense, il n’y aura pas de regroupement familial, pas un seul » a continué Liberman. « S’ils veulent se regrouper, ils peuvent le faire à Gaza. Le regroupement familial revient à accepter le droit du retour. Je ne suis pas prêt à en entendre parler. »

Liberman faisait référence à l’apiration nationale palestinienne que les descendants qui ont fui ou ont été expulsés pendant la Guerre d’Indépendance d’Israël en 1948 reviendront un jour au pays. Alors que les négociatieurs palestiniens ont fait de ce droit au retour un élément clef des leurs demandes pour un accord de paix, l’arrivée théorique des plusieurs millions de palestiniens est une demande à laquelle Israël ne peut consentir s’il veut rester un état à majorité juive.

« Je ne travaille pas pour vous, a répliqué Argaman. Je ne suis pas votre subordonné ».

Le Shin Bet est directement sous l’autorité du Bureau du Premier ministre tandis que le Ministre de la Défense qui est responsable du COGAT, une unité de Tsahal.

Le bureau du Liberman a refusé de commenter sur cette altercation, a annoncé Hadashot.

Le Shin Bet a déclaré dans un communiqué qu’il est « une agence de l’état chargée de garantir la sécurité du pays, qui agi selon les instructions données par les politiques ».

La procédure de regroupement familial pour les Palestiniens a été rendue plus complexe au cours des récentes années par craintes que certaines groupes terroristes en abusent pour entrer en Israël.

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