Liberman persiste sur l’adoption de la loi de conscription des ultra-orthodoxes
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Liberman persiste sur l’adoption de la loi de conscription des ultra-orthodoxes

Le chef d'Yisrael Beytenu a insisté sur le fait qu'il rejoindra uniquement un gouvernement qui adoptera cette loi sans la modifier

Avidgor Liberman, le chef d'Yisrael Beytenu, lors du lancement de la campagne de son parti à Tel Aviv, le 30 juillet 2019. 
(Tomer Neuberg/Flash90)
Avidgor Liberman, le chef d'Yisrael Beytenu, lors du lancement de la campagne de son parti à Tel Aviv, le 30 juillet 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Mercredi, Avidgor Liberman, le chef du parti Yisrael Beytenu, a répété qu’il n’accepterait aucune modification du projet de loi polémique encadrant la conscription ultra-orthodoxe dans l’armée israélienne après les élections du 17 septembre – une demande clef qui a conduit à l’échec des négociations de coalition à la fin mai.

Liberman a refusé de rejoindre un gouvernement formé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à moins que le projet de loi formalisant le service militaire obligatoire pour les élèves de yeshiva ne soit voté tel quel, une demande fermement refusée par les partenaires ultra-orthodoxes de la coalition avortée du Premier ministre.

C’est notamment ce blocage qui a entraîné la tenue de nouvelles élections, qui vont avoir lieu quelques mois après que des Israéliens se sont rendus aux urnes en avril. Sans Yisrael Beytenu, il manquait un siège à Netanyahu pour former une coalition de majorité. Liberman devrait à nouveau être le faiseur de roi après les élections à venir.

Dans un message publié au début de l’année alors que de nombreux nouveaux soldats vont commencer leur service militaire, Liberman a réitéré son soutien à la conscription pour toute la population, déclarant que « c’est notre devoir démocratique ».

« Nous n’avons pas abandonné la loi de conscription, pas avant les élections d’avril, pas pendant la campagne et pas après les élections, a déclaré Liberman. Nous n’avons pas rejoint le gouvernement parce que nous avons refusé d’abandonner une seule virgule ou une seule lettre de la loi, et nous ne céderons pas d’un pouce après les élections du 17 septembre ».

Soldats ultra-orthodoxes sur la base militaire Peles dans la vallée du Jourdain. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Il a réitéré son appel à un gouvernement d’unité qui inclurait le Likud de Netanyahu, le parti centriste Kakhol lavan et son propre parti sans les ultra-orthodoxes, la qualifiant « d’unique voie » pour faire adopter la loi de conscription sans modification.

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