L’Iran dément avoir perdu des soldats dans la frappe attribuée à Israël en Syrie
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L’Iran dément avoir perdu des soldats dans la frappe attribuée à Israël en Syrie

Des militaires ont qualifié de "pure mensonge" l’information selon laquelle 9 Iraniens ont été tués dans la frappe de jeudi menée contre un dépôt d’armes du Hezbollah

La base aérienne militaire d'al-Qusayr dans l'ouest de la Syrie. (Google Earth)
La base aérienne militaire d'al-Qusayr dans l'ouest de la Syrie. (Google Earth)

L’Iran a nié samedi que plusieurs de ses soldats ont été tués dans une frappe attribuée à Israël en Syrie, après qu’un article a annoncé que neuf iraniens étaient parmi les morts.

Les informations que des Iraniens ont été tués dans la frappe de jeudi sont « un pure mensonge et infondées », a déclaré un officiel militaire anonyme cité par l’agence de presse officielle IRNA.

Les cibles de la frappe, qui ont causé des puissantes explosions, étaient des dépôts de munitions appartenant au groupe terroriste du Hezbollah soutenu par l’Iran.

Les dépôts étaient situés sur une base aérienne du sud dans la ville d’Homs, selon le groupe de veille l’Observatoire syrien pour les Droits de l’Homme basé en Grande-Bretagne, qui a également déclaré que les frappes ont très probablement été menées par Israël.

La chaîne Sky News arabe a annoncé samedi que 21 personnes ont été tuées au cours des frappes, y compris neufs iraniens.

« Six missiles ont été tirés sur l’aéroport militaire de Daba et dans la zone à proximité dans le secteur ouest de la province d’Homs, ciblant des entrepôts d’armes du Hezbollah libanais », a déclaré Rami Abd el-Rahman, le directeur de l’Observatoire, à l’AFP.

L’Observatoire a identifié Israël comme le responsable probable de la frappe. « Les missiles auraient été tirés par Israël », a déclaré el-Rahman.

Tsahal a refusé de commenter l’attaque.

La base aérienne Daba, également appelée la base aérienne al-Qusair, et la zone alentour sont connues pour être une basion du Hezbollah et des milices soutenues par l’Iran. La base aurait été frappée par Israël au cours de escarmouches contre les forces syriennes et iraniennes le 10 mai.

Une source militaire a déclaré aux médias d’état que l’attaque de missile avait été interceptée. C’est une réaction classique de SANA, y compris dans les situations où le média a ensuite reconnu que les frappes avaient atteint leur cible.

Des informations contradictoires ont apparues sur le nombre exact de missiles qui ont été tirée sur la base aérienne de Syrie. Plusieurs médias syriens et libanais ont affirmé qu’il y avait eu entre deux et huit missiles.

La source militaire n’a pas précisé qui la Syrie suspectait d’avoir mené l’attaque, même si certains médias syriens ont supposé qu’il s’agissait d’Israël, qui a mené des frappes régulières dans le pays au cours des dernières années, et plus au cours de derniers mois.

Plus tôt jeudi soir, des médias libanais ont annoncé que des avions de chasse israéliens étaient dans l’espace aérien du pays.

Mercredi, un officiel de l’armée de l’air israélienne a exprimé un avertissement ferme à la Syrie, déclarant que au pays que si ses systèmes de défense aérienne tiraient sur des avions israéliens, ils seraient ciblés en riposte.

« Toutes les batteries qui tirent sur des avions israéliens seront détruites. Toutes les batteries qui ne tirent pas sur nous ne seront pas détruites », a déclaré l’officier à des journalistes, en s’exprimant sous condition d’anonymat.

La frappe de jeud soir est intervenue deux semaines après une confrontation importante entre Israël, l’Iran et la Syrie. Le 10 mai, la force al-Quds du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique de l’Iran ont lancé 32 roquettes sur la ligne de défense d’Israël sur la frontière du Plateau du Golan, a dit Israël. Quatre missiles ont été abattus et les autres ne sont même pas rentrés dans le territoire. En riposte, au cours des deux heures qui ont suivi, des avions de chasse israéliens ont tiré des dizaines de missiles sur des cibles iraniennes en Syrie et détruit un nombre important de systèmes de défense aérienne de Syrie.

Pendant des années, Israël a mené une campagne discrète contre les intérêts iraniens dans le pays. Cette campagne est entrée dans la lumière et s’est considérablement renforcée en février, quand un drone iranien transportant des explosifs a brièvement entré dans l’espace israélien avant d’être abattu. Israël a lancé une contre-attaque sur la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie d’où le drone avait été piloté.

Lors du bombardement aérien, un F-16 israélien a été abattu par un missile syrien anti-aérien, conduisant l’armée de l’air a lancé une deuxième vague de frappes, cette fois-ci contre les défenses aériennes de Syrie.

Un système de défense aérienne syrien SA-22 qui s’apprête à être détruit, le 10 mai 2018 (Forces de défense israéliennes)

Le mois dernier, Israël a conduit une autre frappe aérienne sur la base aérienne T-4 pour détruire un système anti-aérien avancé livré par l’Iran, tuant au moins sept membres du Corps des Gardes de la Révolution islamique de l’Iran, y compris un officier de haut rang.

L’Iran a immédiatement promis de se venger, et l’armée israélienne a eu pour objectif de contrer ces volontés de ripostes iraniennes en ciblant des systèmes d’armes iraniennes en Syrie, dans un ce qui a été surnommé « l’Opération Echecs ».

Israël a déclaré à de nombreuses reprises qu’il ne permettra pas à l’Iran de s’implanter militairement en Syrie et l’état hébreu est prêt à mener des actions militaires pour empêcher l’implantation iranienne. Les récentes semaines ont également vu l’armée de l’air israélienne augmenter ses efforts pour empêcher l’Iran de mener ses ripostes contre Israël pour une frappe aérienne du 9 avril, selon des officiels israéliens.

En plus de mener des opérations militaires pour contrer l’activité iranienne, l’armée semble cette semaine s’être tournée vers les menaces publiques, à la fois ouvertes et plus subtiles, contre l’Iran et ses alliés.

Mardi, le chef de l’armée de l’air Amikam Norkin a révélé qu’Israël avait utilisé ses avions de chasse F-35 pour mener des frappes aériennes en Syrie, faisant ainsi du pays le premier utilisateur dans le monde d’un avion de cinquième génération opérationnel, une allusion à destination de l’Iran sur les capacités opérationnelles d’Israël.

Norkin a fait l’annonce en se teantn devant une photo de l’avion furtif survolant Beyrouth, qui est le foyer du Hezbollah, l’allié principal de l’Iran.

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