Loi État-nation: Si Rivlin signe en arabe, la loi n’est donc pas contraignante ?
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Opinion

Loi État-nation: Si Rivlin signe en arabe, la loi n’est donc pas contraignante ?

Puisque l'arabe n'est plus une langue officielle en Israël, qu'adviendrait-il de la loi promulguée dans cette langue ?

David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) s'entretient avec le Président Reuven Rivlin lors de la cérémonie de remise du Prix Israël au Centre international de conférences de Jérusalem le 2 mai 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) s'entretient avec le Président Reuven Rivlin lors de la cérémonie de remise du Prix Israël au Centre international de conférences de Jérusalem le 2 mai 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Vous, je ne sais pas, mais j’ai comme l’impression que le président Reuven Rivlin s’entraîne à signer son nom en arabe.

De quoi je parle ?

Le président, mécontent comme beaucoup d’entre nous au sujet de la nouvelle loi sur l’État-nation juif, aurait dit qu’il remplira son obligation légale de signer la loi mais le fera en arabe – comme un acte symbolique de solidarité avec la minorité non juive d’Israël, dont beaucoup dénoncent le fait que la loi est discriminatoire à leur égard.

A lire : Le malaise avec la loi de l’État-nation juif d’Israël

Interrogé par le Times of Israel sur la question de savoir si le président comptait effectivement apposer sa signature dans une langue que la nouvelle loi fait passer d’officielle à simplement « spéciale », le bureau du président a refusé mardi de confirmer ou de rejeter la revendication.

La question que je me pose désormais est de savoir si le fait que Rivlin signe son nom en arabe pourrait rendre la loi – déjà contestée devant la Cour suprême – encore plus sujette à une nouvelle menace juridique.

Mais comment ça ?

Eh bien, si l’arabe n’est plus une langue officielle d’Israël, et que l’approbation finale et formelle de la loi par le président est écrite dans cette langue non officielle, cela signifierait-il que la loi n’est pas, en fait, juridiquement contraignante ? Est-il stipulé si la signature du président doit être apposée dans une langue « spéciale » ou dans la langue officielle ?

Je n’ai pas de réponse à cette question. J’ai entendu dire que la signature du président n’est pas une condition pour l’entrée en vigueur d’une loi, et j’ai entendu dire le contraire. Peut-être que nous allons bientôt le savoir avec certitude.

En attendant, franchement, comment nos dirigeants ont-ils pu mettre Israël dans ce pétrin ? Et pouvons-nous s’il-vous-plaît en sortir ?

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