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Malgré la polémique, les Palestiniens défendent les paiements versés aux prisonniers

Selon un porte-parole, le chef de l'AP, Mahmoud Abbas, continue "la bataille sur les allocations destinées aux prisonniers et aux martyrs"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas écoutant le secrétaire d'État américain Antony Blinken lors d'une déclaration conjointe à Ramallah, en Cisjordanie, le 25 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon/Pool/Dossier)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas écoutant le secrétaire d'État américain Antony Blinken lors d'une déclaration conjointe à Ramallah, en Cisjordanie, le 25 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon/Pool/Dossier)

L’Autorité palestinienne (AP) a continué à défendre sa politique très controversée de paiement d’allocations aux Palestiniens emprisonnés, blessés ou tués par Israël – des versements d’argent pratiqués aussi en direction des individus reconnus coupables d’attentats terroristes, et ce, malgré les critiques internationales.

« Le président continue la bataille sur les allocations versées aux prisonniers et aux martyrs. Ils auront leur pain quotidien », a indiqué Nabil Abu Rudeinah, porte-parole de la présidence de l’AP, selon une chaîne officielle de l’AP, fin janvier.

Ramallah a versé environ 600 millions de shekels de salaires pour les Palestiniens détenus ou tués par Israël en 2020, selon un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Cela fait longtemps que les leaders palestiniens défendent ces paiements, les décrivant comme une forme d’aide sociale et une compensation nécessaire pour ceux qu’ils considèrent comme les victimes de la justice militaire en Cisjordanie.

Les Palestiniens lors d’un rassemblement à Khan Younès, dans la bande de Gaza, en solidarité avec les prisonniers palestiniens qui se sont évadés de la prison de Gilboa, en Israël, une photo prise le 8 septembre 2021. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

« Pourquoi devrions-nous clarifier et justifier le fait d’apporter une aide aux familles des prisonniers et des martyrs qui sont victimes de l’occupation et des politiques d’oppression ? Nous ne pouvons pas abandonner notre peuple et nous continuerons à nous battre pour libérer tous nos prisonniers », avait commenté le chef de l’AP, Mahmoud Abbas, dans un discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies au mois de septembre.

Les États-Unis ont exercé des pressions pour que Ramallah mette un terme à cette politique, ces dernières années.

En 2018, le Congrès a adopté une législation interdisant au gouvernement américain d’envoyer des aides à l’AP jusqu’à ce que cette dernière renonce à cette pratique, et ce sujet reste un important point de friction entre les deux parties.

Pendant une visite, au mois de novembre, la diplomate américaine Linda Thomas-Greenfield avait dit à Abbas d’éviter « de verser de l’argent aux individus emprisonnés pour terrorisme », selon un compte-rendu américain.

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